Barak Obama, lors de sa conférence de presse du mercredi 20 août.
Barak Obama, lors de sa conférence de presse du mercredi 20 août. © Reuters / Kevin Lamarque

Après la réunion de dix pays occidentaux en marge du sommet de l’Otan, une coalition s'esquisse pour appuyer l’effort militaire américain dirigé contre l’Etat islamique. Parmi les alliés potentiels, l’Iran, qui pour la première fois en 35 ans, a approuvé une coopération militaire aux côtés des Américains.

Après l’hésitation, les discussions et les tergiversations, l’esquisse d’une coalition. Vendredi, après une réunion de dix pays occidentaux en marge du sommet de l'Otan à Newport au Royaume-Uni, une alliance sacrée se dessinait autour des Etats-Unis pour épauler ces derniers dans leur action militaire contre les jihadistes de l'Etat islamique. Et, pour la première fois en 35 ans de relations diplomatiques tendues, l’Iran a approuvé dans la foulée une coopération militaire aux côtés des Américains.

Il n'y a pas de temps à perdre pour construire une large coalition visant à affaiblir, et in fine détruire la menace représentée par l'Etat islamique

"Il n'y a pas de temps à perdre pour construire une large coalition visant à affaiblir, et in fine détruire la menace représentée par l'Etat islamique ", ont ainsi plaidé les secrétaires d'Etat américains John Kerry et Chuck Hagel devant leurs homologues de neuf pays. Autour de la table, la Grande Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Danemark, l’Australie, la Turquie, le Canada et la Pologne.

L’intervention de soldats alliés au sol exclue

Si le principe d’une coalition, que le secrétaire d'Etat américain John Kerry souhaite voir constituée d'ici l'Assemblée générale de l'Onu fin septembre, semble acquis, une intervention de soldats alliés au sol est d'ores et déjà exclue.

"Pour être efficace, cette coalition internationale doit s'articuler autour de plusieurs axes : soutien militaire à nos partenaires irakiens, stopper le flux des combattants étrangers, contrer le financement de l'Etat islamique, traiter la crise humanitaire et délégitimer l'idéologie de l'EI ", ont ainsi précisé John Kerry et Chuck Hagel en marge de la réunion.

Barack Obama s’exprimera en fin de journée

La menace de l'Etat islamique est d'autant plus pressante pour des pays occidentaux qui redoutent l'exportation d'actes de terrorisme par l'EI, qui a attiré quelque 2.000 jihadistes européens grâce à sa très forte présence sur internet. Le président français François Hollande, qui devait s'entretenir avec Barack Obama vendredi matin, s'est déjà montré ouvert à une "réponse militaire ", précisant toutefois que cela devrait se faire "dans le respect du droit international ". Le président américain a pris la parole devant les médias en fin d'après-midi, et s'est réjoui de cette nouvelle alliance.

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