barack obama promet d'être implacable après l'exécution de james foley par l'état islamique
barack obama promet d'être implacable après l'exécution de james foley par l'état islamique © reuters
**Officiellement les États-Unis ne négocient pas pour leurs citoyens otages à l'étranger. Ça c’est le principe, mais les familles ou les entreprises souscrivent des assurances privées qui se chargent des tractations et du versement des rançons.** Enlevé en Syrie en novembre 2012, James Foley n’a jamais fait l'objet de la moindre tractation du gouvernement américain pour le racheter à ses ravisseurs. La doctrine américaine veut qu'on ne paye pas pour récupérer les otages. Et même lorsque Washington décide, en mai dernier, d'échanger cinq talibans détenus à Guantanamo contre un soldat américain détenu par les talibans, l’excuse officielle fournie par le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel est que : > Il s'agit d'un combattant détenu par une force ennemie, et pas un otage, l'échange est donc totalement cohérent avec notre politique bien établie de ne pas faire de concession aux preneurs d'otage. Les Etats-Unis en négocient pas, mais parfois tentent de libérer par la force. Ca a été le cas .pour James Foley ainsi que d'autres otages, mais cette opération secrète s'est soldée par un échec après une fusillade avec les djihadistes, les otages ne se trouvant pas à l'endroit supposé. ### Les américains ne savant jamais que des compatriotes sont otages La presse n'en parle pratiquement jamais, même lorsque ce l'un des leurs qui est otage. L'Amérique a découvert l'existence de James Foley, le jour de sa mort. Et on n'imagine pas un président américain accueillir un otage libéré. **Les explications à Washington de Pierre-Yves Dugua**
### Il y a la "doctrine" et la réalité Si selon la doctrine américaine il n'y a jamais de rançon, il s'agit là de la version "officielle", ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas tractation et payement par la famille ou l’employeur de l'otage. Des assurances ont même été crées pour ces cas de figure. C'est le cas de [Corpguard](http://www.corpguard.fr/), une société française de sécurité et de protection pour personne susceptible d'être kidnappé. Elle avait pris en charge James Foley en 2011, lorsque le reporter avait été enlevé par des insurgés en Libye. Il avait alors été retenu en otage durant un mois et demi. Corpguard a continué à s'occuper de lui lors de son ultime détention en Syrie. **David Hornus, dirige cette société de protection privée. Il répond à Franck Cognard**
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