pas d'accord budgétaire au congrès américain, "shutdown" des administrations
pas d'accord budgétaire au congrès américain, "shutdown" des administrations © reuters

Le Congrès américain a adopté mercredi une loi de compromis qui permet de relever temporairement le plafond de la dette et de reprendre le financement des services fédéraux, texte que Barack Obama s'est engagé à signer "immédiatement" pour permettre la réouverture des administrations fermées depuis le 1er octobre.

La Chambre des représentants à majorité républicaine s'est prononcée par 285 voix contre 144 en faveur de ce compromis destiné à sortir les Etats-Unis de l'impasse budgétaire à quelques heures de la date butoir du 17 octobre, au-delà de laquelle la première puissance économique mondiale risquait de se retrouver en défaut de paiement. Le texte présenté par Harry Reid et Mitch McConnell, les chefs de files respectifs des démocrates et des républicains au Sénat, avait auparavant été adopté par 81 voix contre 18 par les sénateurs.

A l'issue de ce premier vote de la journée, Barack Obama avait annoncé qu'il signerait la loi dès que celle-ci aurait été adoptée par l'ensemble du Congrès.

Barack Obama a ainsi déclaré:

Le gouvernement va reprendre ses activités immédiatement après la signature de la loi.

La loi prévoit notamment d'autoriser le Trésor à emprunter jusqu'au 7 février, en lui laissant une marge de manoeuvre supplémentaire si le Congrès ne parvient pas à un accord définitif au début de l'an prochain.

Elle permet aussi le financement des services fédéraux jusqu'au 15 janvier, mettant fin à la fermeture partielle des administrations entamée le 1er octobre.

L'Obamacare a été préservé

Le compromis a ignoré la principale demande des républicains qui, sous l'influence du 'Tea Party', favorable à une forte réduction de la fiscalité et des dépenses publiques, voulaient remettre en cause l'ensemble de la réforme du système de santé, dite "Obamacare".

Même s'il prévoit de nouvelles procédures de vérification des revenus des personnes qui bénéficient de cette réforme et, par ailleurs, la création d'une commission chargée d'étudier les moyens de réduire le déficit budgétaire, l'accord a donc un goût de capitulation pour le "Grand Old Party".

Seule consolation pour les républicains, dont l'attitude jusqu'au-boutiste a été très critiquée par l'opinion publique: il s'agit d'un accord de court terme qui leur donnera dans les mois qui viennent de nouvelles occasions d'en découdre avec les démocrates.

Barack Obama, qui avait prévenu qu'il ne ferait pas de concession en échange d'un relèvement du plafond de la dette, a de son côté souligné que son administration n'avait pas de temps à perdre pour s'attaquer aux grands dossiers de la fin d'année, dont l'adoption des lois sur l'immigration et l'agriculture et la finalisation du budget.

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