Plusieurs entreprises ont informé publiquement la NRA qu'elles ne veulent plus être associés au groupe qui promeut les armes aux États-Unis. Les lycéens de Parkland, qui ont déjà prévu une manifestation à Washington, ont réussi à mettre la question de l’interdiction des armes à feu à la une.

Des jeunes étudiants en Floride se mobilisent contre les armes à feu après la tuerie de Parkland
Des jeunes étudiants en Floride se mobilisent contre les armes à feu après la tuerie de Parkland © AFP / CrowdSpark / Arina Novak

Quelque chose semble être en train de changer aux États-Unis, dix jours après le carnage au fusil d'assaut qui a fait 17 morts dans un lycée de Parkland en Floride.

Alors que ce n'est pas la première fois – loin de la – qu'une tuerie a lieu dans une école américaine, cette fois les lignes bougent, probablement grâce aux jeunes lycéens rescapés de la tuerie, qui ont décidé de lancer leur mouvement anti-armes à feu. 

À leur initiative des centaines de personnes ont défilé à Tallahassee, la capitale de la Floride, pour demander le changement de la législation du port d'armes. 

Mercredi, Donald Trump a reçu les familles des victimes et des rescapés à la Maison Blanche, mais n'a pas su trouver les mots – il lui a même fallu un antisèche pour leur parler. Si le président a demandé au ministère de la Justice d'améliorer les vérifications d'antécédents psychiatriques et judiciaires des acquéreurs d'armes à feu, et s'est déclaré en faveur d'un relèvement de l'âge légal pour acheter certaines armes, il a surtout défendu l'idée d'armer environ 20% des enseignants pour qu'ils défendent les élèves en cas de nouvelle attaque...

Ce sont encore des jeunes qui ont porté la contradiction aux politiques. Sur CNN, qui organisé un débat où les élèves, les parents et les professeurs du lycée de Parkland pouvaient poser leurs questions aux élus locaux, Marco Rubio, sénateur de Floride, se retrouvé face à un lycéen qui a réussi à le mettre dans les cordes en lui demandant de clarifier ses rapports "financiers" avec la NRA, le puissant lobby des armes, qui finances une grande partie des campagnes politiques américaines.

Des sociétés ont l'une après l'autre officiellement mis fin vendredi à leurs partenariats respectifs avec la NRA

Et grâce à ce mouvement, et la pression populaire exprimée sur les réseaux sociaux (le hashtag #BoycottNRA (boycottez la NRA) a été une des principales tendances vendredi sur Twitter), plusieurs entreprises ont décidé de marquer une distance avec la NRA et ses adhérents auxquels elles consentaient jusqu'ici des avantages particuliers. La liste -qui ne cesse de s'allonger- comprend pour l'instant les loueurs de voitures Avis, Hertz, True Cars et Enterprise (Alamo, National), les compagnies aérienne Delta Airlines et United  Arlines, les assureurs Metlife et Chubb, les hôtels Best Western er Wyndham Hotels, la société de sécurité informatique Symantec et First National Bank of Omaha, un des plus gros émetteurs de cartes de crédit aux États-Unis. 

"Les réactions des clients nous ont poussé à revoir nos relations avec la NRA",  First National Bank of Omaha

La pression continue sur d'autres entreprises comme FedEx, Apple, Google ou  Amazon.

#March4OurLives 

Les lycéens de Parkland prévoient maintenant un grand rassemblement le 24 mars à Washington, mais invitent aussi les américains à manifester dans leur propre ville.

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