Les 90 millions de dollars qu'il faudrait débourser pour organiser un défilé militaire en novembre à Washington ont refroidi le Pentagone.

Donald Trump voulait un défilé militaire "à la française" depuis sa venue à Paris, le 14 juillet 2017.
Donald Trump voulait un défilé militaire "à la française" depuis sa venue à Paris, le 14 juillet 2017. © AFP / Brendan Smialowski

Donald Trump va devoir patienter avant de présider son premier défilé militaire aux États-Unis... Conquis par la parade des Champs-Élysées à laquelle il avait été invité le 14 juillet 2017 (cf. vidéo ci-dessous), il voulait importer l'idée à Washington.

Mais le président américain n'aura pas son défilé pour commémorer le 100ème anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, en novembre prochain. L'explosion des coûts d'organisation, désormais estimés à 90 millions de dollars, aurait refroidi le Pentagone qui lui demande d'attendre 2019.

Donald Trump sera donc libre pour revenir à Paris

Sur son compte Twitter, Donald Trump accuse les autorités politiques de Washington d'avoir empêché la tenue de cet événement : 

"Lorsqu'on a leur a demandé de nous donner une facture pour l'organisation de ce grand défilé militaire, ils ont réclamé un chiffre si ridiculement élevé que je l'ai annulé, écrit-il. Je participerai à la place à un grand défilé déjà prévu sur la base aérienne Andrews à une date différente et j'irai au défilé de Paris, célébrant la fin de la guerre, le 11 novembre. Nous organiserons peut-être quelque chose à Washington l'année prochaine, quand le prix aura baissé. Maintenant, nous pouvons acheter d'autres avions de chasse !"

Un report qui "ressemble à un enterrement de première classe" ?

En juillet 2017, déjà, lorsque Donald Trump rentrait de Paris, le directeur du Trésor avait tiqué. On ne parlait pourtant à l'époque que de 5 à 12 millions de dollars. Une somme suffisante pour que les militaires "s'émeuvent" de la voir utilisée "dans une démarche égotique d'apparat" et pas "pour venir en aide aux anciens combattants", explique le spécialiste des États-Unis et chercheur à l'IRIS, Jean-Eric Branaa. Selon lui, ces réticences ont fini par faire "reculer l'état-major militaire, puis les politiques, et au final Donald Trump lui-même".

Les militaires préféreraient attendre que le groupe État Islamique soit complètement vaincu et que tous les boys soient rentrés de l'étranger

En février dernier, 61% des électeurs américains étaient d'ailleurs opposés à un tel projet, selon un sondage réalisé par l'institut Quinnipiac. Le dernier défilé date de 1991, pour célébrer la victoire lors de la Guerre du Golfe.  

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