Weibo
Weibo © REUTERS/Petar Kujundzic / REUTERS/Petar Kujundzic

Les explosions à Tianjin survenue mercredi soir ont animé les débats sur les réseaux sociaux chinois. Très vite le manque d’information et la peur d’éventuels rejets toxiques ont provoqué un afflux de messages critiques à l’égard des pouvoirs publics. Réaction de Pékin : des milliers de messages ont été effacés de Weibo, le Twitter chinois.

C’est une conférence de presse des principaux responsables de Tianjin qui a mis le feu à Weibo. Alors que les dirigeants de la ville se disaient incapables de livrer des informations sur la nature des substances présentes dans l’entrepôt qui a explosé, un déferlement de messages a envahi le Twitter chinois : Sur un de ces messages, une photo d'un corps calciné qui n’a sans doute rien à voir avec l’explosion précédé de la question : est-ce que les victimes ont cette apparence là ? Un autre internaute se demande pourquoi les médias chinois insistent sur l’héroïsme des pompiers au détriment des vraies infos. Un troisième met en cause la crédibilité du bilan humain. Tous ces messages censurés ont un point commun : un hashtag, un mot-clef contenant le terme “dirigeant.”

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Plus étonnant encore : une base de données rassemblant toutes les entreprises basées à Tianjin a disparu du web chinois juste après les explosions. Selon Reporters sans frontière qui liste chaque année, les pays ennemis d’Internet, la Chine a le système de censure le plus élaboré du monde. Depuis 2003, ce que les Chinois appellent la Grande muraille électronique surveille les 500 millions d’internautes du pays.

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