Deux explosions sont survenues jeudi sur le site chimique d'Arkema à Crosby au Texas, près de Houston, provoquant des incendies. La zone a été sécurisée par les secours.

La police bloque les routes après les explosions à l'usine Arkéma au Texas
La police bloque les routes après les explosions à l'usine Arkéma au Texas © AFP / MANDEL NGAN

Deux explosions sont survenues sur le site chimique d'Arkema à Crosby au Texas, provoquant des incendies, dans la zone éprouvée ces derniers jours par la tempête Harvey, a indiqué un dirigeant de la filiale américaine du groupe de chimie français. Arkema est une multinationale basée près de Paris née de la restructuration de la branche chimie du géant pétrolier français Total.

Le site de Crosby, qui emploie 57 personnes, fabrique des peroxydes organiques, un composé qui entre dans la fabrication de plastiques, de polystyrène, de polypropylène, de PVC et de produits pharmaceutiques.

Dans un communiqué, Arkema précise qu'il existe un risque de nouvelles explosions et appelle les riverains à ne pas revenir dans la zone d'évacuation qui avait été précédemment établie dans un rayon de 2,4 km alentour.

Selon le groupe, les inondations, d'une ampleur sans précédent, ont entraîné des coupures de courant qui ont elle-mêmes mis hors service le système de refroidissement des produits stockés sur place

L'incendie n'a pas généré "une concentration inquiétante de matériaux toxiques à l'heure actuelle", a affirmé jeudi après-midi l'agence américaine de l'environnement (EPA).

L'EPA se base sur des données récoltées au-dessus du site du groupe chimique français Arkema lors d'un survol, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Mais le directeur de l'agence fédérale des situations d'urgence (Fema) Brock Long a pour sa part parlé d'un "panache extrêmement dangereux"

Lors d'un point presse, Richard Rennard, qui dirige l'une des branches du groupe Arkema a déclaré :

Ce n'est pas un rejet chimique. C'est un incendie. La fumée risque d'irriter vos yeux, vos poumons et potentiellement votre peau.

Il a suggéré aux personnes qui l'auraient inhalée à aller voir un médecin. Près de 3 800 personnes vivent dans un rayon d'environ 5 km autour du site. Les derniers salariés du site ont été évacués mardi.

Ses propos sont restés très flous sur les risques éventuels pour la santé, et sur les risques à venir.

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