la banque mondiale fustige l'insuffisance de la réponse à ebola
la banque mondiale fustige l'insuffisance de la réponse à ebola © reuters

Alerte ! Pour Médecins sans frontières, qui se bat au quotidien contre l'épidémie en Afrique de l'Ouest, tous les voyants sont aujourd'hui au rouge. L'épidémie représente une "urgence de portée mondiale", un monde qui ne réagit pas, selon MSF.

Six mois après son début, "le monde est de train de perdre la bataille contre la plus grave épidémie d'Ebola de l'histoire", déclare même la présidente internationale de MSF Joanne Liu. Et selon elle, le monde ne prend pas encore la mesure des conséquences de cette vague de virus, que les ONG peinent à circonscrire.

Le 8 août, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que cette épidémie représentait une 'urgence de santé publique de portée mondiale', mais ceci n'a pas donné lieu à une réponse significative. De fait, les Etats ont rallié une sorte de coalition mondiale de l'inaction.

La présidente internationale de MSF a appelé les pays disposant de ressources civiles et militaires spécialisées dans les catastrophes biologiques à les envoyer en Afrique de l'Ouest. "L'horloge tourne et le virus Ebola est en train de gagner", a conclu le Dr Liu. "Le temps des réunions et de la planification est fini. Il est maintenant temps d'agir."

"Nous savons de quelle manière l'endiguer, le défi c'est d'agir"

Un constat partagé par l'un des plus haut responsables sanitaires américains, Tom Frieden, dirige le centre des maladies d'Atlanta

Il revient d'une mission en Afrique de l'Ouest, et ce qu'il a vu l'a effrayé (au micro de Frédéric Carbonne)

Depuis son apparition en février en Guinée forestière, cette souche du virus découvert pour la première fois en 1976 près de la rivière Ebola, dans l'actuelle République démocratique du Congo, a fait quelque 1.550 morts, selon l'OMS, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Dans les pays touchés, la lutte se poursuit pour ralentir au maximum la progression de l'épidémie.

Sébastien Baer s'est rendu dans l'un des deux laboratoires de dépistage du virus, à Conakry

Le président de la Banque mondiale, dans une tribune publiée lundi par le Washington Post, a également fustigé la "réponse catastrophiquement inadéquate" de la communauté internationale.
Le virus Ebola
Le virus Ebola © Radio France
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