Moments gênants, légers malaises devant les sénateurs américains, moqueries sur les réseaux sociaux : tout ce que l'audition de Mark Zuckerberg réserve de drôlerie.

Marck Zuckerberg arrivant devant la Commission du commerce, des sciences et des transports du Sénat américain
Marck Zuckerberg arrivant devant la Commission du commerce, des sciences et des transports du Sénat américain © AFP / Brendan Smialowski

L'audition du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, devant les sénateurs américains inspire une multitude de memes, sur Twitter notamment. Il faut dire que le gentil garçon, qui avait quand même mis un costume pour l'occasion, a  dû expliquer sa gestion des mauvais usages de la plateforme, de la protection des données jusqu'à la manipulation politique, en disant simplement : "C'était mon erreur. Je suis désolé."

Entouré de caméras, scruté dans le monde entier, le patron du géant Facebook, au cœur du scandale Cambridge Analytica, avait tout de même l'air de l'étudiant penaud qui aurait préféré être ailleurs. De leur côté, les réseaux sociaux ont relayé, et parfois inventé des répliques de sénateurs au comble de l'ignorance. 

De Mark tu te moqueras

Certains ont fait référence au film The Social Network, biopic concernant Mark Zuckerberg, et ont imaginé une suite avec pour titre "Cette fois c'est personnel (données)"  jouant du jeu de mot entre "personnel" et "données privées". 

Les internautes ont trouvé Zuckerberg un peu gauche et ont imaginé quelques répliques bien senties :

Quand tout va bien et que tu te sens bien.

Moi quand je réalise que mes actions ont une conséquence.

Quelqu'un l'a reconnu comme l'androïde lieutenant-commandeur Data, dans Star Trek

Les manières de Mark Zuckerberg m'ont toujours rappelé quelqu'un, mais je n'ai jamais pu le saisir. Tout à l'heure, ça m'est revenu, en le regardant témoigner sur les données.

Et un autre, dans la même veine, s'est amusé à le rhabiller en conséquence. 

Certains n'ont pas oublié que le patron de Facebook avait déclaré que l'idée que de fausses nouvelles circulant sur Facebook aient influencé l'élection de quelque façon que ce soit est "une idée assez folle". 

Les sénateurs en  mode "tuto avec le boss"

Les sénateurs n'ont pas toujours été à la hauteur du scandale qui les a réuni autour de  Mark Zuckerberg. L'un d'eux lui a demandé si Facebook pouvait voir des "courriels" envoyés par WhatsApp, tandis que le sénateur Orrin Hatch a demandé comment Facebook pouvait "maintenir un modèle d'affaires dans lequel les utilisateurs ne paient pas pour [le] service ?

"Sénateur, nous diffusons des publicités", a dû expliquer le patron de Facebook.  

Au concours de répliques et de memes,  un internaute a écrit : 

Zuckerberg : Je suis prêt à répondre à toutes les questions Sénateur, 84 ans : Excellent. M. Zuckerberg ma ferme Farmville a besoin de plus de porcs, mais je ne peux pas savoir où les acheter

Ou bien 

Sénateur : M. Zuckerberg, un magazine que j'ai récemment ouvert est venu avec une disquette m'offrant 30 heures gratuites de quelque chose appelé America On-Line. Est-ce la même chose que Facebook

Ou encore

Sénateur : M. Zuckerberg, j'ai juste une question sur Facebook : où puis-je trouver mon Hotmail

Et enfin 

Sénateur  : M. Zuckerberg, pouvez-vous changer Snapchat ?" Ma petite-fille n'arrête pas de se plaindre. Et au fait, qu'est-ce-que Snapchat ? 

L'un d'entre eux a été plus pertinent en lui demandant s'il apprécierait que l'on sache dans quel hôtel il avait dormi la nuit précédente. 

Quand Zuckerberg a dit "non", le sénateur a rétorqué : "Je pense que c'est peut-être ce dont il s'agit, votre droit à la vie privée." 

A la première pause de l'audience, le cours de l'action de Facebook avait augmenté de 5 % – ajoutant 3 milliards de dollars à sa valeur nette. Une prime à l'humour ? 

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