[scald=22053:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Fillon a demandé mardi à l'Assemblée nationale la prolongation de l'intervention française en Libye au sein d'une coalition qui n'a pas fait plier jusqu'à présent le régime de Mouammar Kadhafi.

Le Premier ministre français a cependant assuré que les soutiens du régime libyen ne cessaient de s'effriter et que ses capacités militaires avaient été sérieusement dégradées, rejetant toute idée d'enlisement.

"La solution politique en Libye est plus que jamais indispensable et d'ailleurs elle commence à prendre forme", a-t-il dit.

François Fillon a assuré que, depuis le début des opérations, en mars dernier, l'objectif n'était pas d'éliminer le dirigeant libyen.

"La France, depuis le début de l'intervention, s'en tient au mandat défini par le Conseil de sécurité des Nations unies. Celui-ci n'est pas d'éliminer le colonel Kadhafi", a-t-il dit.

Il a précisé que 4.400 hommes et femmes étaient engagés dans l'opération Harmattan, dont 800 en métropole sur certaines bases aériennes.

Avec 40 avions de combat, 6 avions de soutien, 8 navires et 18 hélicoptères d'attaque engagés, la France est le premier pays contributeur, aux côtés de ses partenaires de l'Otan et du monde arabe, a dit François Fillon.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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