A Ouagadougou les anti-coup d'état protestent
A Ouagadougou les anti-coup d'état protestent © Reuters/Joe Penny

L'armée burkinabè est entrée sans résistance dans la nuit de lundi à mardi dans Ouagadougou. Le président des institutions de transition a été libéré, mais le chef des putschistes refuse pour l'instant de déposer les armes , tout en promettant qu'il se pliera aux conclusions de la médiation ouest-africaine.

Le général Diendéré, chef du régiment de Sécurité présidentiel (RSP) qui a mené le coup d'Etat du 17 septembre et un très proche de l'ex-président Blaise Comparé renversé après 27 ans de pouvoir en octobre 2014, a déclaré devant la presse :

Nous avons entamé des discussions [avec l'armée loyaliste]. Nous n'avons pas envie de verser du sang pour rester dans un pouvoir quelconque. Nous n'avons pas envie de nous battre mais nous nous défendrons éventuellement. "Nous tiendrons compte de toute décision qui sera adoptée par la Cédéao.

Le projet de sortie de crise des médiateurs de la Cédéao, (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) qui doit être étudié en sommet extraordinaire à Abuja, prévoit la restauration des autorités de transition au Burkina mais aussi l'amnistie des putschistes et la réintégration des partisans du président déchu Blaise Compaoré dans la compétition électorale, une revendication majeure des auteurs du coup d'Etat. Un projet a été jugé inacceptable par la rue burkinabé.

Les explications de Claude Guibal

Le président des institutions de transition du Burkina Faso, placé en résidence surveillée par les putchistes de la garde présidentielle, a été libéré dans la nuit de lundi à mardi après que l'armée burkinabè soit entrée sans résistance dans Ouagadougou. Après sa libération, Michel Kafando s'est rendu à l'ambassade de France.

Le coup d'Etat avait été perpétré le 17 septembre par le RSP et son ancien chef, le général Gilbert Diendéré qui avait renversé le régime de transition mis en place en 2014 après la chute de Blaise Compaor, soupconné de téléguider le putch.

Les violences qui ont accompagné le coup d'Etat ont fait au moins 10 morts et 113 blessés, selon un bilan hospitalier datant de samedi.

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