Une Libérienne prie pour la fin d'Ebola, à Monrovia, au Libéria, le 31 Octobre 2014.
Une Libérienne prie pour la fin d'Ebola, à Monrovia, au Libéria, le 31 Octobre 2014. © AHMED JALLANZO

L'Organisation Mondiale de la Santé a annoncé ce jeudi la fin de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. Après la Sierra Leone, le 7 novembre, et la Guinée, le 29 décembre, le Liberia vient à son tour de franchir le seuil des 42 jours (deux fois la durée maximum d'incubation) sans nouvelle transmission de la maladie. Le pays est donc considéré comme débarrassé d'Ebola. En deux ans, l'épidémie aura fait plus de 11 000 morts. C'est la plus grave épidémie depuis l'identification du virus il y a 40 ans.

La propagation du virus a débuté en décembre 2013 d'abord en Guinée, elle s'est ensuite étendue au Libéria et en Sierra Leone, puis au Nigeria et au Mali. Au total, ce sont 10 pays qui ont été atteints, dont plusieurs cas en Espagne et aux Etats-Unis. Lors de cette épidémie, le virus a fait 11 315 morts pour 28 637 malades recensés selon le bilan officiel mais mais d'après l'OMS, ces chiffres seraient en-desous de la vérité.

Traumatisme en profondeur

Au printemps dernier, l'OMS s'est retrouvée pointée du doigt dans un rapport pour avoir failli dans sa gestion de l'épidémie. L'organisation aurait pris bien tard la mesure des événements, laissant aux ONG, en particulier Médecins sans frontières, la tâche d'organiser les soins et de lancer l'alerte. Les 3 pays les plus touchés, la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia, ressortent de l'épidémie traumatisés en profondeur : la peur d'etre contaminé a mis les populations a l'épreuve sans compter que ces trois pays sont aussi durement meurtris économiquement.

Des complications plusieurs mois après

Pendant l'épidémie plusieurs traitements et vaccins ont été expérimentés avec des résultats assez probants. Mais les malades qui ont survécu au virus peuvent développer des complications des semaines après leur guérison. Le virus peut également survivre plusieurs mois dans l'organisme, et notamment dans le sperme, ce qui a pu expliquer la résurgence de la maladie au Libéria deux fois de suite depuis le mois de mai.

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