La polémique enfle autour des manifestations pro-palestiniennes qui ont dégénéré ce week-end. Á Paris et à Sarcelles, où les rassemblements étaient interdits, les manifestants ont refusé de se disperser et se sont opposés à la police.

"Tu regardes pas la télé?

quarante morts dans le pilonnage d'un quartier de gaza
quarante morts dans le pilonnage d'un quartier de gaza © reuters

Des images très dures circulent sur internet derrière le hashtag Gaza. Des cadavres d'enfants, des femmes et des hommes hurlant, du sang, des yeux hagards, des immeubles en ruine.

Des chiffres accompagnent les images: plus de quatre cents morts palestiniens, depuis qu'a commencé l'opération israélienne, dont plus de quatre-vingts enfants.

Alors dés la semaine dernière de nombreuses associations ont voulu organiser des manifestation de soutien au peuple gazaoui.

A Paris et à Sarcelles, où vit une importante communauté juive, les rassemblement pro-palestiniens et pro-israéliens ont été interdits.

Motif : éviter les troubles à l'ordre public.

  • A Sarcelles, quelques centaines de manifestants ont bravé dimanche l'interdiction de la mairie et de la préfecture. refusant de se disperser, une partie des jeunes manifestants se sont engouffrés dans la ville, renversant et incendiant les poubelles, allumant pétard et fumigènes. une cabine téléphonique a été détruite. deux voitures brûlées et de nombreuses autres ont eu leurs vitres cassées
  • A Paris , le quartier de barbès dans le nord de la capitale a été le théatre de batailles de rues et de barricades.
heurts à  paris lors d'une manifestation de soutien aux palestiniens
heurts à paris lors d'une manifestation de soutien aux palestiniens © reuters

Dans l'après midi, la police avait voulu disperser le cortège, et des heurts avaient alors éclaté. Des projectiles, des pierres, des bouteilles lancés sur des policiers qui ont répliqué avec du gaz lacrymogène, provoquant des mouvements de foule dans toutes les petites rues du quartier.

Plus de quarante personnes ont été arrêtées. Dix neuf ont été maintenue en garde à vue.

La Polémique

Fallait-il ou non interdire la manifestation pro-palestinienne à Paris? Les critiques ont fusé très vite sur les réseaux sociaux et du côté des responsables politiques. "Echec patent" a déclaré le FN, "une provocation" disait l'UMP, "une manipulation" pour le front de Gauche, "une erreur" préféraent certains élus PS.

Le premier ministre Manuel valls s'en est défendu

Les organisateurs d'une manifestation interdite risquent des peines pouvant aller jusqu'à six mois de prison et 7500 euros d'amende.

Et ailleurs en Europe?

Comme le week-end dernier, pusieurs milliers de personnes ont défilé à Londres Amsterdma Vienne ou Stockholm. Rassemblements pacifiques comme dans la quinzaine de ville françaises où ils n'étaient pas interdits.

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