"Franco" Rosi avait reçu un Lion d'or d'honneur en 2012
"Franco" Rosi avait reçu un Lion d'or d'honneur en 2012 © Reuters

Tout comme Costa-Gavras, le réalisateur et cinéaste italien défendait un cinéma fait de la superposition d'images d'archives et de fiction, qui lui a valu une Palme d'Or ex-aequo pour "L'affaire Mattei". Il est mort aujourd'hui à 92 ans.

C'est avec Luchino Visconti, sur le tournage de "La Terre tremble", qu'il fait ses premières armes en tant qu'assistant-réalisateur, avant d'écrire et de réaliser son premier film "Le Défi", qui lui vaut immédiatement le prix du jury à la Mostra de Venise, en 1958. Au fil de sa carrière, il deviendra l'un des apôtres du "film-dossier", où il mêle réalité et fiction en insérant des images d'archives dans ses longs-métrages.

Ses fims s'intéressent tour à tour à la mafia italienne ("Cadavres exquis", "Oublier Palerme"), mais aussi à la politique et l'économie dans ce qu'elle peuvent avoir de plus corrompu. Dans "L'affaire Mattei", il dénonce le pouvoir de l'industrie pétrolière italienne. Le film lui vaudra une Palme d'Or à Cannes en 1972 (ex aequo avec Elio Petri pour "La classe ouvrière va au paradis).

En 1984, il change radicalement de genre en s'attaquant à Carmen, le célèbre opéra de Bizet, qu'il transforme en gigantesque fresque. Le film lui offre sa première nomination aux Césars français, mais c'est Claude Zidi qui remporte le prix du meilleur film à sa place (pour "Les Ripoux").
Francesco Rosi a reçu deux prix pour l'ensemble de sa carrière, le premier à Berlin en 2008 (Ours d'or d'honneur), le second à la Mostra de Venise, le premier festival à l'avoir célébré.
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