Angela Merkel et François Hollande à Bruxelles le 26 juin.
Angela Merkel et François Hollande à Bruxelles le 26 juin. © MaxPPP / YE PINGFAN

Dans le quotidien le Monde, le président de la République française demande ce lundi à Berlin de faire davantage pour la croissance, alors que la France se prépare à annoncer des mauvaises nouvelles sur son déficit à ses partenaires européens.

François Hollande en appelle à l’autre moitié du couple franco-allemand pour surmonter cette passe difficile. Les déficits de la France devraient rester supérieurs à 3% en 2015, si l’activité reste atone. C'est ce qui semble se profiler, et c'est donc ce que devrait anoncer Manuel Valls mi-août. Le Premier ministre a promis de clarifier la situation, de « dire la vérité aux Françai s ».

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Sur cette même ligne, pessimiste, François Hollande met en garde : « Il existe un vrai risque déflationniste en

Europe : en France, l’inflation n’a jamais été aussi basse. » Le président défend les efforts budgétaires entrepris : « Nous mettons en place les réformes annoncées, mais le rythme des efforts entrepris pour réduire les déficits dépend aussi de la croissance. »

Un « soutien plus ferme »

Et c’est là qu’intervient Berlin, selon François Hollande : «Nous ne sollicitons pas de l’Allemagne une quelconque indulgence, mais nous lui demandons un soutien plus ferme à la croissance. Ses excédents commerciaux et sa situation financière lui permettent d’investir davantage. »

Comment cette supplique est-elle perçue en Allemagne ? La réponse de Pascal Thibault, à Berlin.

En échange de sa compréhension, le président français pourrait offrir à l’Allemagne un plus grand rôle, «une plus grande présence sur la scène mondiale », sur les plans politiques, militaires et budgétaires.

Méfiance de l'Allemagne

Prochaine étape : le Conseil européen du 30 août, pendant lequel les différents postes à la Commission seront répartis. D’ores et déjà, l’Allemagne a affiché sa méfiance quand à un Pierre Moscovici commissaire aux Affaires économiques et budgétaires, au vu des engagements non tenus de la France.

A la veille de ce Conseil, François Hollande recevra de nouveau les dirigeants sociaux-démocrates européens. Manuel Valls rencontrera ensuite la chancelière Angela Merkel fin septembre, à Berlin. Le but du premier ministre sera de lui arracher des concessions sur une initiative censée doper la croissance.

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