Bangui, les accrochages entre soldats français et milices locales
Bangui, les accrochages entre soldats français et milices locales © REUTERS/Herve Serefio

Le chef de l'Etat sera à Bangui en fin de journée, après avoir assisté en Afrique du Sud à la cérémonie officielle d'hommage à Nelson Mandela, alors que deux soldats français ont été tués dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, dans le cadre de l'opération Sangaris, lancée la semaine dernière par la France pour rétablir la sécurité en Centrafrique.

Il s'agit des premières victimes dans les rangs militaires français depuis le déploiement le week-end dernier de 1.600 soldats français en Centrafrique en appui aux forces africaines.

Dans un communiqué publié mardi matin, l'Elysée précise que les deux soldats sont des militaires du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres qui "ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres".Ils ont été tués lors d'un échange de tirs "à très courte distance" avec des individus munis d'armes légères, a indiqué Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. Ils sont décédés des suites de leurs blessures à l'antenne chirurgicale de l'aéroport, précise le ministre de la Défense.

Les soldats de 1e classe Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio, appartenaient au 8e RPIMa de Castres. Militaire depuis novembre 2011, Antoine Le Quinio, 22 ans, avait déjà participé "à trois engagements extérieurs en Centrafrique et au Gabon". Nicolas Vokaer, 23 ans, avait été engagé dans les mêmes opérations.

Les explications de Simon Tivolle

François Hollande "adresse avec émotion ses sincères condoléances à leur famille et à leurs proches et "renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès del'aide humanitaire".

Toute action de guerre est dangereuse, mais aujourd'hui elle est nécessaire explique le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'école de guerre. Il répond à Calire Servajean

A Bangui, François Hollande rencontrera les autorités de transition centrafricaines

Le chef de l'Etat devrait ainsi s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, et le Premier ministre Nicolas Tiangaye. François Hollande devrait "appeler les autorités de transition, dont le président centrafricain, à leur sens des responsabilités et à faciliter par tous les moyens le retour au calme".

Les précisions de Christian Chesnot

Au cours de cette brève visite, le Président devrait aussi "saluer et encourager" les soldats français engagés depuis jeudi dans l'opération Sangaris, et dont deux ont trouvé la mort lundi.

►►► POUR EN SAVOIR PLUS | "On a commencé à le lapider à coups de pierre"

Lien image Centrafrique, une mission française
Lien image Centrafrique, une mission française © Radio France
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.