François Hollande
François Hollande © PHOTOPQR/LA PROVENCE / GUILLAUME RUOPPOLO / MARSEILLE / PHOTOPQR/LA PROVENCE / GUILLAUME RUOPPOLO / MARSEILLE

Une visite d'amitié et de travail de deux jours dans le nord du maroc au cours de laquelle François Hollande partagera deux repas avec Mohamed VI. Il est accompagné de cinq ministres français et de beaucoup de chefs d'entreprise. Le planning est établi sur mesure pour souligner la réconciliation. Il s'agit de tourner la page d'une année de brouille.

Une annus horibilis : jamais depuis la sortie du livre au vitriol de Gilles Pérault sur Hassan II en 1990, les relations bilatérales n'avaient été aussi tendues. Il y a eu les coup de sang du palais, à répétition : après la convocation par la justice française du patron du contre espionnage marocain visé par des plaintes pour tortures ou après la fouille a Roissy du ministre des Affaires étrangères du Royaume. Et puis les réactions coercitives, en chaine : arrêt de la coopération policière et judiciaire, des échanges économiques et, plus globalement, gros coup de frein dans les relations bilatérales. Un an de brouille, ce qui était inédit. Et qui est intenable tant les deux capitales sont liées, voire interdépendantes. La France a besoin du Maroc, pays stable dans une région chaotique. Les crises migratoires, la montée de l'islamisme radical, le turbulent Sahel et l'organisation de la COP 21, tout celà justifie que l'on ménage Rabat. Rabat de son coté a besoin du soutien de Paris, sur le Sahara occidental, sur la chasse aux djihadistes, sur la coopération en matière de sécurité et sur les grands projets industriels destinés a désenclaver le nord du pays.

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