François Hollande veut protéger les musulmans
François Hollande veut protéger les musulmans © Maxppp

Lors d'un discours à l'Institut du Monde Arabe à Paris, le président de la République a rappelé que les musulmans de France devaient être "protégés" et qu'ils ont "les mêmes droits et les mêmes devoirs que tous les citoyens".

Non, les musulmans de France ne sont pas le problème : c'est à demi-mot ce que dit François Hollande, en réponse aux attaques qu'ils subissent dans le pays depuis l'attentat à Charlie Hebdo (voire depuis bien avant). Les musulmans "sont les premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme, de l'intolérance", rappelle le chef de l'État. "L'islamisme radical se nourrit de toutes les contradictions, de toutes les influences, de toutes les misères, de toutes les inégalités, de tous les conflits non réglés depuis trop longtemps."

Le président de la République estime également que la laïcité, parfois perçue comme une attaque par les croyants, doit au contraire être une protection pour les différentes religions.

Les Français de confession musulmane ont les mêmes droits, les mêmes devoirs que tous les citoyens. Ils doivent être protégés. La laïcité y concourt car elle respecte toutes les religions. Je veux que ceux qui vivent en France puissent se savoir, unis protégés, respectés comme eux-mêmes doivent respecter la République.

Pas question cependant que cette laïcité soit un terreau pour les extrémismes : "La France est un pays ami mais la France est un pays qui a des règles des principes, des valeurs et parmi les valeurs il y en a une qui n'est pas négociable, qui ne le sera jamais, c'est la liberté, la démocratie".

La Syrie à l'origine de tout ?

Si le djihadisme n'est pas enfant de l'islam français, d'où vient-il ? De Syrie, notamment, pour François Hollande, qui a de nouveau regretté que la France et la communauté internationale ne soient pas intervenus militairement pour lutter contre le régime de Bachar al-Assad.

Terrible leçon de la tragédie syrienne quand la communauté internationale tarde trop à faire ses choix, prendre ses décisions. Quand on regarde le nombre de personnes déplacées, réfugiées, avec le fardeau que cela peut représenter pour le Liban, la Jordanie, la Turquie.

Un regret que François Hollande avait déjà exprimé la veille, lors des voeux aux armées. La France est actuellement engagée militairement dans deux opérations majeures, en Centrafrique et au Mali.

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