Mohammed VI et François Hollande inaugurent la ligne LGV Tanger-Casablanca
Mohammed VI et François Hollande inaugurent la ligne LGV Tanger-Casablanca © MaxPPP

Le président de la République poursuit ce dimanche son offensive de charme au Maroc, sur le terrain économique et environnemental, pour renouer des relations sereines avec le Maroc, l’un des partenaires clef de Paris au Maghreb.

Arrivé samedi sur le sol marocain, François Hollande entamait ce dimanche sa seconde journée au royaume par un petit déjeuner avec des entrepreneurs français. Suivront une réception de la communauté française au consulat, puis la pose de la première pierre d'un Institut de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. François Hollande devrait ensuite signer avec Mohammed VI un "Appel de Tanger" pour "la réussite" de la prochaine conférence climat qui se tient à Paris entre le 30 novembre et le 11 décembre.

Visites d’infrastructures

Accompagné de cinq ministres et d'une délégation étoffée de chefs d'entreprises, François Hollande visitera, après un déjeuner privé avec le roi, les nouvelles infrastructures du port de Tanger. La veille, il avait pu découvrir les rames flambant neuves du TGV marocain, livrées par Alstom, qui doit entrer en service en 2017-2018 pour relier à terme Tanger à Casablanca et dont l'exploitation fait l'objet d'un partenariat entre la SNCF et l'ONCF.

Un allié sécuritaire, économique et politique

Il s’agissait, finalement, de tourner la page des tensions diplomatiques provoquées par des dépôts de plaintes en France pour "torture" visant le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi. Pour le président français, cette page semble tournée et le temps parait pour lui venu de renouer les liens traditionnellement forts de la France avec son ancien protectorat, allié de poids au Maghreb sur le plan aussi bien sécuritaire, politique qu'économique. Mohammed VI avait été le premier chef d'Etat étranger à être reçu par François Hollande à l'Elysée, en mai 2012, dans la foulée de son élection.

Promouvoir "un islam du juste milieu"

Cette visite aura aussi permis de resserrer les liens avec le royaume, resté stable au milieu des soubresauts du Printemps arabe. Les deux pays, qui ont durci récemment leur arsenal législatif anti-terroriste, ont par ailleurs décidé d'unir leurs efforts pour la formation d'imams à l'Institut Mohammed VI, ouvert en mars à Rabat. Le président français et le souverain ont ainsi signé une déclaration conjointe stipulant que cette formation devra promouvoir "un islam du juste milieu" conforme aux "valeurs d'ouverture et de tolérance" mais aussi "pleinement ancré dans les valeurs de la République et de la laïcité".

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