[scald=68571:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande, à l'instar d'Eva Joly, prend ses distances avec l'accord électoral signé dans la confusion par le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) en affirmant qu'il n'appliquera que les mesures "essentielles" s'il est élu président de la République.

Après l'imbroglio sur le volet nucléaire du texte, dont la candidate écologiste Eva Joly s'est désolidarisée, le candidat socialiste a marqué lundi sa différence sur le terrain diplomatique.

L'accord PS-EELV stipule que si le candidat socialiste accède à la présidence, "la France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l'Onu afin qu'elle structure un ordre juridique et normatif global: siège européen, suppression du droit de veto, meilleure représentativité des pays du Sud au sein du Conseil de sécurité...".

Jugé "irresponsable" par l'UMP, ce chapitre est également écarté par François Hollande.

"Tant que je serai dans la situation d'exercer la responsabilité de mon pays, si les Français me la confient, il n'y aura pas de remise en cause unilatérale du droit de veto", a-t-il déclaré sur RMC Info et BFM TV.

A la question de savoir s'il appliquerait toutes les autres propositions mises en exergue dans l'accord, il a répondu catégoriquement : "Non, j'appliquerai les mesures qui me paraissent les plus essentielles".

"Cet accord, il existe, c'est un accord entre partis, moi je suis candidat à la présidence de la République", a-t-il souligné.

"J'ai à mener sur mes propres propositions la campagne. Il y a une candidate écologiste à l'élection présidentielle, (...) donc les Français, ils auront le choix", a-t-il expliqué.

"Je dois être attentif à donner une identité claire à ma campagne. Je ne suis pas le candidat d'un parti, je suis le candidat déjà, devant les Français, pour qu'il y ait un rassemblement", a insisté François Hollande.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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