François Hollande ce lundi à l'Élysée
François Hollande ce lundi à l'Élysée ©

Lors de sa conférence de presse, le président de la République a annoncé que la France accueillerait ces migrants sur deux ans, dans le cadre des quotas de réfugiés établis par le nouveau mécanisme "obligatoire et permanent" lancé avec Angela Merkel.

Un mécanisme qui sera proposé prochainement par la Commission européenne : le président de l'exécutif européen, Jean-Claude Juncker, entend que les pays membres se répartissent un nouveau contingent de quelques 120.000 personnes ayant fui les zones de guerre et arrivant dans des pays comme l'Italie, la Grèce ou la Hongrie.

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L'Allemagne accueillerait selon ce plan, qui sera présenté mercredi, 31.443 personnes et la France 24.031. Le chef de l'Etat, qui a proposé une conférence internationale pour les réfugiés à Paris, a précisé que les dirigeants européens seraient saisis si les ministres de l'Intérieur de l'Union ne parvenaient pas à s'entendre le 14 septembre sur le mécanisme de répartition des réfugiés.

C'est une crise, elle est dramatique, elle est grave, elle peut être maîtrisée et elle le sera.

L'Allemagne et la France se sont rangées jeudi dernier derrière la proposition de quotas obligatoires pour prendre en charge les demandeurs d'asile arrivés ces dernières semaines en Italie, en Grèce et en Hongrie. Mais la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie et la Pologne rejettent toujours la mise en place de quotas de répartition.

Un sujet devenu incontournable

François Hollande a insisté sur le fait que le mécanisme devait être "obligatoire" et "permanent" à l'échelle de l'Europe et a prévenu que son refus pourrait entraîner la fin de la libre circulation des personnes prévue par le traité de Schengen. "S'il n'y a pas cette politique d'ensemble, le mécanisme ne tiendra pas et ce sera à ce moment-là un flux considérable et sans doute la fin de Schengen, le retour aux frontières nationales".

Depuis le début de l'année, 300 000 personnes ont essayé de traverser la Méditerranée au péril de leur vie et plus de 2.600 y ont trouvé la mort. Le débat sur l'accueil des réfugiés qui affluent par milliers aux portes de l'Europe est monté d'un cran en France, où le Parti Socialiste a lancé un appel à la solidarité tandis que la droite propose diverses solutions.

Une manifestation de soutien aux migrants issus pour la plupart de la Syrie en guerre a rassemblé samedi plusieurs milliers de personnes Place de la République, à Paris . Mais plusieurs sondages parus récemment ont montré qu'une majorité de Français restaient réticents à l'idée de voir la France accueillir plus de migrants et de réfugiés.

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François Hollande a estimé que c'était "l'honneur" de la France d'être capable "d'accueillir les martyrisés, les proscrits, les déplacés" et a refusé de se laisser dicter sa conduite par les sondages.

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