Le bateau de surveillance européen Frontex  équipage portugais
Le bateau de surveillance européen Frontex équipage portugais © Radio France

Après le nouveau naufrage de migrants au large de la Libye, Frontex, l’agence européenne de protection des frontières, rappelle que les moyens financiers ne suffisent pas pour sécuriser la Méditerranée.

Dans un entretien au journal espagnol El Mundo, Gil Arias, le numéro deux de l’agence Frontex, déplore le manque de moyens matériels : "Nous avons l’argent nécessaire mais nous n’obtenons pas des Etats membres les navires, les avions et les gardes-frontières dans lesquels investir l’argent ".

Isabella Cooper est la porte-parole de Frontex (au micro de Paul Ferrier)

A Bruxelles, c’est le même son de cloche. La Commission européenne demande que les paroles des dirigeants soient suivies des actes : "Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est du courage collectif de passer des déclarations aux actions concrètes, sinon les mots sonneront dans le vide ", peut-on lire dans une déclaration commune.

L’opération Triton a pourtant été renforcée. Les moyens et les compétences de Frontex sont désormais les mêmes que ceux de l’ancienne opération italienne Mare Nostrum. Mais pour les migrants, chaque traversée de la Méditerranée reste périlleuse.

Les survivants sont arrivés à Palerme

Les 360 rescapés sont arrivés ce jeudi à Palerme, en Sicile. Ils doivent être très rapidement transférés dans différents centres d’accueil en Italie. Pendant ce temps, les recherches continuent au large des côtes libyennes pour retrouver survivants et corps. 200 migrants ont disparu ce mercredi.

Par ailleurs, de nouvelles opérations de secours ont permis de sauver plus de 550 autres migrants en difficulté dans les eaux de la Méditerranée.

Depuis le début de l’année, 224.000 personnes sont arrivées en Europe par la mer annonce le Haut-commissariat aux réfugiés. La barre des 2.000 morts et disparus en Méditerranée a, elle, été franchie ce week-end.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.