Le 11 mars 2011, le Japon est frappé par trois fois. D'abord un séisme de magnitude 9, puis un tsunami dévasteur (18 500 morts) et enfin une catastrophe nucléaire dans la centrale de Fukushima. Cinq ans après, les blessures peinent à se refermer.

Maison détruite lors du tsunami près de Fukushima
Maison détruite lors du tsunami près de Fukushima © Reuters / Toru Hanai

  

Ce matin à 6h46 le Japon va se figer pendant quelques minutes.Le pays entier commémore les 5 ans d’une triple catastrophe.Le 11 mars 2011, le nord-est du pays est frappé par un séisme de magnitude 9, un tsunami dévasteur : près de 20.000 morts, 2000 disparus et un accident majeur à la centrale nucléaire de Fukushima. Plus au nord de la centrale, la préfecture de Miyagi est la plus touchée par le tsunami : plus de 9000 morts. La reconstruction se poursuit comme à Natori, près de Sendaï. Dans ce mini centre commercial en préfabriqué de Natori tous les commerçants sont des sinistrés. Les autorités ont conçu cette structure provisoire pour eux, le temps de reconstruire à quelques km de là, le village de pêcheurs Yuri-agé, rayé de la carte le 11 mars 2011.Kazuchi Sato 84 ans tient la poissonnerie. Il est encore hanté par la vague noire géante

En une minute, les flots ont escaladé la pente, et nous ont rattrapés

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Fukushima / Natori

Sa voisine la fleuriste Missako Ito, s’en est sortie se réfugiant sur le toit de l’école. Elle pensait tenir ce magasin provisoire pendant 5 ans. La ville dit qu’il en faudra 3 de plus avant de retourner à Yuri-agé.

La fleuriste est décidée à rentrer chez elle malgré le traumatisme :

Missako Ito
Missako Ito © Radio France / Nicolas Mathias

Nous allons nous réinstaller à Yuri Agé. Personnellement, je ne suis pas très rassurée

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Fukushima / Natori

Le pays est encore sous le choc, et dans la région de Fukushima on a parfois l'impression de croiser des villes fantômes. Au pire moment de la catastrophe, 470 000 personnes avaient dû quitter leurs foyers. Aujourd'hui, 182 000 vivent encore loin de chez eux, dont 100 000 dans la seule région de Fukushima.

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► ► ► À Namie, à 5 km de Fukushima, c'est toujours un no man's land

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Sur la route qui mène à Namie, les panneaux indiquent la radioactivité

Le problème de la centrale elle-même est encore loin d'être réglé : 7 000 personnes travaillent en permanence sur place . Et le démantèlement pourrait prendre de 30 à 40 ans .

► ► ► REPORTAGE | Dans la centrale, des combustibles fondus impossibles à extraire avec la technologie actuelle

La pollution radioactive est également très présente, c'est notamment ce que dit l'association pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest (ACRO), basée à Caen et qui travaille au Japon depuis trois ans.

► ► ► Les mesures de la radioactivité sur place ne sont pas rassurantes, Théo Hetsch

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L'ACRO tire la sonnette d'alarme sur la radioactivité à Fukushima

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► ► ► En 2013, Google proposait une visite virtuelle des zones contaminées autour de la centrale

Galerie Fukushima
Galerie Fukushima © Radio France
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