157 marines portent plainte aux USA contre Tepco, l'opérateur de Fukushima. Ils affirment avoir été irradiés lors des opérations de secours qui ont suivi la catastrophe en 2011.

Des marines américains nettoient le pont de l'USS Ronald Reagan après son intervention à Fukushima
Des marines américains nettoient le pont de l'USS Ronald Reagan après son intervention à Fukushima © Reuters / HO

Ces marines se trouvaient à bord du porte-avion USS Ronald Reagan, qui était intervenu face à la centrale de Fukushima dans les heures ayant suivi l'accident. La radioactivité était alors très élevée sur le site. Ils souffrent de plusieurs maladies, surtout des cancers de la thyroïde et des hépatites. Ils reprochent à Tepco de ne pas avoir transmis à leurs commandement les données réelles de la contamination sur le site.

►►► ECOUTER | les explications de Frédéric Charles, correspondant de France Inter à Tokyo :

Le gouvernement japonais a lancé un fonds d'indemnisation pour couvrir leurs frais médicaux. L'ancien premier ministre japonais leur a même rendu visite à San Diego (Californie).

Le Japon et Tepco ont en effet tout fait pour éviter un procés devant un tribunal américain. Car si la justice américaine attribue les maladies des anciens marines à l'exposition aux radiations de Fukushima, le gouvernement japonais pourra difficilement continuer d'affirmer que toutes les maladies dont souffrent les familles japonaises de Fukushima n'ont aucun lien avec la catastrophe nucléaire de 2011. Pour l'instant, le gouvernement japonais n'a reconnu qu'un seul cas de leucémie d'un ouvrier de Tepco en lien avec l'accident.

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