radioactivité en forte hausse dans un réservoir de fukushima
radioactivité en forte hausse dans un réservoir de fukushima © reuters

En dix jours, le niveau de radioactivité d'un réservoir d'eau contaminé a été multiplié par 18 : assez pour tuer un homme en quatre heures. En août, c'est ce même réservoir qui avait été victime d'une fuite...

C'est l'opérateur de ma centrale au nord-est du Japon, Tokyo Electric Power (Tepco), qui fait son mea culpa. Au fond du réservoir en question, la radioactivité est désormais de l'ordre de 1.800 milliSieverts par heure - assez pour tuer en quatre heures une personne qui y serait exposée..

Le 22 août, la radioactivité mesurée dans le même réservoir était de 100 milliSieverts par heure. D'après la loi japonaise, le seuil annuel de sécurité, en matière d'exposition aux radiations, est de 50 milliSieverts pour les employés de centrales nucléaires en temps normal.

Les explications de Frédéric Charles à Tokyo.

Des instruments de mesure plus précis

La forte hausse constatée serait due en partie à l'utilisation par les inspecteurs d'un instrument conçu pour mesurer des niveaux de radioactivité bien plus élevés. Les instruments employés précédemment ne pouvaient que mesurer une radioactivité maximale de 100 milliSieverts. Les nouveaux, eux, peuvent monter jusqu'à 10.000.

En août, Tepco avait révélé que de l'eau du réservoir en question fuyait. L'autorité de régulation du secteur nucléaire nippon a parlé d'"incident grave", de niveau 3 sur une échelle internationale de mesure de la radioactivité.

Selon un porte-parole de Tepco, une nouvelle fuite a été par ailleurs décelée au niveau d'une canalisation reliant deux autres réservoirs. La radioactivité mesurée à cet endroit là s'élève à 230 milliSieverts.

Un niveau de 220 milliSieverts a également été enregistré près d'un réservoir de stockage adjacent, là même où, en août, on relevait "seulement" 70 milliSieverts.

La centrale de Fukushima a été détruite par le tsunami du 11 mars 2011, consécutif à un tremblement de terre exceptionnel. Il s'agissait du plus grave accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl un quart de siècle plus tôt.

Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.