La Nouvelle-Zélande, pays connu pour son pacifisme, a été frappée vendredi par plusieurs fusillades dans des mosquées de la ville de Christchurch, dans lesquelles au moins 49 personnes ont été tuées. D'autres attaques ne sont pas exclues.

La ville néo-zélandaise de Christchurch a été partiellement bouclée vendredi, après deux fusillades dans des mosquées bondées à l'heure de la prière.
La ville néo-zélandaise de Christchurch a été partiellement bouclée vendredi, après deux fusillades dans des mosquées bondées à l'heure de la prière. © AFP / Flynn FOLEY

C'est un acte extrêmement violent pour la Nouvelle-Zélande. Vendredi, plusieurs personnes ont été tuées dans des attaques contre deux mosquées bondées de la ville de Christchurch, au moment de la prière. Des témoins ont raconté avoir vu des corps ensanglantés, dont ceux d'enfants qui figureraient également parmi les morts. Un bilan provisoire fait état de 49 personnes tuées et une vingtaine de blessé.

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a déclaré que son pays connaissait l'une des ses journées "les plus sombres", dénonçant des attaques inédites dans ce pays réputé pour être sûr : "Clairement, ce qu'il s'est passé est un acte de violence extraordinaire et sans précédent". Les victimes, peut-être des migrants ou des réfugiés, "ont choisi de faire de la Nouvelle-Zélande leur pays, et c'est leur pays. Ils sont nous. La personne qui a commis cette violence contre nous ne l'est pas", a-t-elle déploré.

"Quatre personnes sont en garde à vue, trois hommes et une femme", a dit le commissaire Mike Bush, précisant que l'armée avait désamorcé des engins explosifs retrouvés sur les véhicules des suspects avaient été sécurisés. Le tireur a été identifié comme "un "terroriste extrémiste de droite et violent", de nationalité australienne, selon le Premier ministre australien. Le pays a relevé son état d'alerte au niveau maximum.

Mosquées, écoles et lieux publics bouclés

Un large périmètre de Christchurch avait été bouclé par les forces de l'ordre avant d'être levé quelques heures plus tard. La police a demandé aux fidèles d'éviter les mosquées "partout en Nouvelle-Zélande". Toutes les écoles de la ville avaient été bouclées. 

La police avait appelé "tous ceux qui sont présents dans le centre de Christchurch à ne pas descendre dans la rue et à signaler tout comportement suspect". Des bâtiments publics comme la bibliothèque centrale étaient aussi fermés. 

La municipalité a ouvert une ligne de téléphone d'urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants, qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. "Ne tentez pas de venir chercher vos enfants avant que la police ne dise que les gens peuvent se rendre dans le centre-ville en toute sécurité", a averti la municipalité.

La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. Dans ce pays, "l'usage d'armes à feu pour commettre des crimes reste un événement rare", écrit ainsi le département d'Etat américain dans ses conseils aux voyageurs.  

Selon le recensement de 2013, quelque 46 000 personnes s'identifiaient comme musulmanes en Nouvelle-Zélande, soit un peu plus de 1% de la population totale.

En 2017, six fidèles ont été tués dans une mosquée de Québec, au Canada, à l'occasion de la pire attaque antimusulmane en Occident. L'auteur de la fusillade a été condamné à la prison à perpétuité.

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