barack obama isolé sur la syrie à l'ouverture du g20
barack obama isolé sur la syrie à l'ouverture du g20 © reuters

Sourires figés, poignée de main sans chaleur: une pose de 15 secondes pour les photographes, jeudi à l'ouverture du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, en a dit long sur les relations tendues entre Barack Obama et Vladimir Poutine.

La crise en Syrie et les menaces américaines de mener des frappes aériennes contre le régime de Bachar al Assad, que Washington tient pour responsable d'une attaque chimique présumée le 21 août dans les faubourgs de Damas, ont envenimé les rapports entre Américains et Russes, déjà assombris par l'affaire Snowden.

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Sur le dossier syrien, le président russe, quant à lui, est allé cette semaine jusqu'à traiter de "menteur" le chef de la diplomatie américaine, John Kerry. Ce dernier a fait savoir que "cela ne l'empêchait pas de dormir". Le chef de la Maison blanche et le maître du Kremlin n'ontjamais été proches, loin s'en faut, et la rencontre de jeudi dans l'ancienne capitale des tsars a largement illustré cette froideur.

Sourires à peine esquissés, les deux hommes se sont quand même serré la main et ont échangé quelques civilités devant les caméras et les appareils de photo. On a entendu Obama se féliciter du beau temps et évoquer la splendeur du palais Constantin, ancienne résidence d'été de Pierre le Grand devant lequel son hôte l'accueillait, avant de pénétrer seul à l'intérieur du bâtiment. Dans la soirée, Barack Obama est arrivé après la plupart des autres dirigeants pour le dîner de travail. A un journaliste qui lui demandait si des progrès avaient été réalisés sur la Syrie, il a répondu que seuls les dossiers économiques avaient été discutés jusqu'ici.

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Déjà au sommet du G8 en juin dernier en Irlande du Nord, Vladimir Poutine, l'un des principaux soutiens du régime syrien, n'avait pas caché son agacement et avait montré une face renfrognée lors de ses entretiens avec son homologue américain. Plus tard, Obama a comparé le comportement du président russe lors de ce sommet d'Enniskillen à celui d'"un gamin qui s'ennuie au fond de la classe".

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Lors des premiers travaux du sommet de Saint-Pétersbourg jeudi après-midi, Obama et Poutine ont chacun échangé quelques mots avec d'autres chefs d'Etat ou de gouvernement mais ne se sont pas adressé la parole. Vendredi, Obama doit rencontrer des militants russes des droits de l'homme, ce qui n'est pas fait pour apaiser le dirigeant du Kremlin.

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image lien dossier Syrie 2 © Reuters
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