nouvelle trêve à gaza après des bombardements israéliens
nouvelle trêve à gaza après des bombardements israéliens © reuters
**Sept semaines après le début des hostilités entre Israël et le Hamas, un cessez-le-feu illimité est entré en vigueur mardi soir dans la bande de Gaza, dont les rues dévastées se sont aussitôt remplies d'une foule en liesse.** Outre la trêve, l'accord conclu au Caire prévoit l'ouverture immédiate des points de passage entre Gaza, Israël et l'Egypte, ainsi qu'un élargissement de la zone de pêche palestinienne en Méditerranée. Dans un second temps, un mois après l'arrêt des combats, Israéliens et Palestiniens devraient entamer des négociations sur la construction d'un port à Gaza et sur la libération en Cisjordanie de membres du Hamas détenus par Israël. ### Personne ne sort vainqueur mais tout le monde crie victoire Israël dit avoir infligé un coup sévère au Hamas, qui a perdu plusieurs de ses dirigeants et beaucoup de tunnels de contrebande. Tsahal n'est toutefois pas venue à bout des tirs de roquettes, qui n'ont jamais cessé durant deux mois et qui, s'ils ont provoqué peu de dégâts grace àaux contremesures de "Dome de fer", ont provoqué l'exode de nombreux Israéliens installés dans la zone frontalière. Mercredi matin la presse et la population israëlienen sont très critiques après cet accord obtenu un peu par suprise mardi au Caire. D'ailleurs Benjamin Netanyahu, ne s'est pas exprimé depuis l'annonce de la trêve. Les partisans du Hamas ont fêté leur "victoire" mardi soir à Gaza. Pourtant, si cet accord apporte de réelles avancées -l'ouverture des passages entre Israël et la bande de Gaza et un allègement du blocus imposé depuis 2006 par Israël et qui asphyxie les 1,8 million d'habitants de l'enclave- il a tout de même causé la mort de 2.139 personnes et des dégâts gigantesques que les palestiniens mettront des années à réparer. Près de 55.000 maisons ont été touchées par les frappes israéliennes, dont au moins 17.200 totalement ou quasi-totalement détruites, selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU. La population -celle qui a encore un toit- a évidemment profité des premières heures sans raids aériens israéliens pour se rendre dans les banques et les magasins et tenter de reprendre une vie normale. **Le reportage à Gaza de Sébastien Laugénie**
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