le hamas accepte une nouvelle trêve de 24 heures dans la bande de gaza
le hamas accepte une nouvelle trêve de 24 heures dans la bande de gaza © reuters

Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU publie une déclaration appelant Israël et le Hamas à une trêve humanitaire durable, Barack Obama tente de convaincre directement le Premier ministre israélien. Sur place, les combats se calment mais continuent.

Car jusqu'ici, Israël ne voit pas la nécessité d'un nouveau cessez-le-feu dans le conflit avec les activistes de la bande de Gaza. Le cabinet de sécurité du Premier ministre Benjamin Netanyahu a tenu réunion jusque tard dans la nuit de dimanche à lundi pour débattre des propositions à l'étude, y compris celle d'une accentuation de l'offensive contre la bande de Gaza, qui a débuté le 8 juillet.

Les combats se sont quelque peu calmés dimanche, le Hamas disant accepter une trêve humanitaire de vingt-quatre heures, jusqu'à ce lundi 13h00. Mais interrogé par CNN sur l'annonce du Hamas, Benjamin Netanyahu a affirmé que le mouvement palestinien violait lui-même la trêve qu'il prétendait avoir acceptée.

Le Hamas n'accepte même pas son propre cessez-le-feu, il continue à tirer sur nous alors que nous parlons. Israël prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son peuple.

À Jérusalem, on ne croit pas encore à une trêve durable, et on n'apprécie pas forcément l'avertissement de Barack Obama. Ludovic Piedtenu est notre correspondant sur place

Plusieurs responsables israéliens, cités par les médias, s'en sont pris à un projet d'accord attribué au secrétaire d'Etat américain John Kerry, le jugeant trop accommodant pour le Hamas.

La plupart des Israéliens favorables à l'opération

Dans une conversation téléphonique qu'il a eue dimanche avec Benjamin Netanyahu, le président Barack Obama a exhorté Israël à observer un cessez-le-feu humanitaire sans condition, tout en ne laissant pas de marge au Hamas.

Toute solution durable doit se faire avec l'assurance que les groupes terroristes seront désarmés et Gaza démilitarisée.

Israël n'a pas répondu publiquement pour l'heure aux appels d'Obama et n'a pas fait savoir si des décisions avaient été prises, et lesquelles, lors de la réunion du cabinet de sécurité. Mais un responsable gouvernemental, cité par Radio-Israël, a déclaré qu'"Il n'y a pas lieu d'instaurer d'autres cessez-le-feu. Que le Hamas commence d'abord par arrêter ces tirs!"

En Israël, 87% des personnes interrogées se déclarent favorables à la poursuite des opérations militaires jusqu'au renversement du Hamas, selon un sondage diffusé à la télévision.

Un soldat a été tué par un obus de mortier dans la nuit de samedi à dimanche, portant à 43 les pertes essuyées par Tsahal. Trois civils - deux Israéliens et un travailleur immigré thaïlandais - ont également péri dans des explosions de roquettes. Côté palestinien, le bilan dépasse les 1.000 morts - dont une majorité de civils.

Avec la reprise des combats hier, le balai des ambulances a repris à Gaza. Les services de secours et de santé sont débordés. Pas moins de 200 blessés sont encore arrivés pour la seule journée d’hier, c’est la moyenne Et il faut maintenant composer avec un hôpital en moins puisque les médecins ont dû fuir celui de Beit Hanoun, théâtre de combats. A l’hôpital du centre de Gaza, seulement une quinzaine de médecins d’ONG sont en soutien des équipes habituelles.

Parmi eux : Zouhair, arrivé de région parisienne. Reportage de Mathilde Lemaire et Benjamin Chauvin

D'après l'agence onusienne UNRWA, 167.000 personnes environ ont trouvé refuge dans les écoles et bâtiments qu'elle gère dans la bande de Gaza, à la suite des appels répétés lancés par l'armée israélienne à la population palestinienne pour qu'elle évacue des quartiers entiers.

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