Après un tir israélien dans l'est de Gaza, ce dimanche.
Après un tir israélien dans l'est de Gaza, ce dimanche. © EPA / MaxPPP / MOHAMMED SABER

Au terme d’intenses négociations, la médiation égyptienne a fini par fonctionner. Un cessez-le-feu provisoire de 72 heures a débuté ce lundi à 0h01 (23h ce dimanche à Paris).

Les tirs se sont tus dans la bande de Gaza la nuit dernière. La branche armée Hamas, les Brigades Ezzeine al-Qassam, a affirmé avoir tiré plusieurs roquettes vers Israël ce dimanche soir, avant le début du cessez-le-feu. Mais la trêve est pour l’instant respectée. Elle doit servir à négocier une solution durable entre Israël et Hamas.

Les deux camps semblent pourtant avoir des positions inconciliables. L’analyse de Benjamin Illy, à Jerusalem.

En effet, alors qu’Israël vise le désarmement de la bande de Gaza, Benjamin Netanyahou refuse de lever le blocus qui étrangle le territoire palestinien depuis 2006. Or Khaled Mechaal, le chef du Hamas en exil au Qatar l’a rappelé ce dimanche soir : il restera inébranlable sur cette demande.

Un espoir de compromis ?

Une solution pourrait être envisagée par Israël : confier les points de contrôle aux frontières à l’autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Cette dernière, basée en Cisjordanie, fait partie de la délégation palestinienne au Caire, aux côtés du Hamas, qui contrôle Gaza.

Les négociations sous l’égide de l’Egypte quii ont été rudes ces deniers jours. La délégation israélienne avait déserté la table des négociations.

Et la trêve a été annoncée à un moment où la délégation palestinienne menaçait de rompre les pourparlers. Au Caire, François Hume-Ferkatadji.

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