fin de la trêve dans la bande de gaza
fin de la trêve dans la bande de gaza © reuters

"Le Hamas viole la trêve humanitaire de 24 heures qu'il prétend avoir accepté", répond Netanyahu au mouvement islamistes. Les combats se poursuivent alors que les Palestiniens ont découvert ce qui reste de leurs maisons.

Un soldat a été tué dimanche matin et plus de 30 roquette sont tombées en territoire israélien depuis samedi soir. Manière pour le Hamas d'officialiser son refus des conditions de la trêve. Israël a donc repris ses bombardements. Trois morts supplémentaires ont été signalés peu de temps.

Le cessez-le-feu était entré en vigueur samedi matin à 8h00 pour une durée initiale de douze heures. Dans la soirée de samedi, Israël a accepté de le prolonger de vingt-quatre heures mais les islamistes du Hamas ont rejeté cette extension tant que les soldats israéliens ne seraient pas retirés du territoire.

Puis à midi, le Hamas a annoncé accepter une trêve humanitaire de 24 heures, à compter de dimanche 14H00. mais le mouvement islamiste dit répondre à "la requête urgente de l'ONU de contrôler la situation de notre peuple avant l'Aïd el-Fitr". Donc les deux parties au conflit parlent de trête mais pour des raisons différentes.

Israël cherche à garder la main sur l'agenda, mais le temps lui est compté

Invité de plusieurs chaînes télévisées américaines, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que le Hamas violait la trêve humanitaire de 24 heures qu'il prétendait avoir acceptée. "Le Hamas n'accepte même pas son propre cessez-le-feu, il continue à tirer sur nous alors que nous parlons", a-t-il dit. Israël "prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son peuple", a ajouté Benjamin Netanyahu.

Les explications de Ludovic Piedtenu à Jérusalem

La fin brutale de la trêve est un revers pour tous les pays, dont la France et les Etats-Unis, engagés dans une médiation

Ils avaient appelé samedi à Paris à prolonger le cessez-le-feu humanitaire. John Kerry, le secrétaire d'Etat américain arrivé lundi dernier au Caire et qui multipliait depuis les navettes, a quitté Paris samedi dans la soirée pour regagner Washington.

Laurent Fabius a réagi dans l'après-midi

20e jour de conflit

Côté israélien , quarante-trois soldats ont perdu la vie, ainsi que deux civils et un travailleur thaïlandais.

Côté palestinien , avec les nouveaux corps extraits des décombres samedi pendant la suspension des combats, le bilan est de plus de 1.050 morts, des civils pour la plupart et six mille blessés.

Dans le quartier Shadjaya, tout n’est que gravas

Durant la trêve, les déplacés qui avaient fui leurs quartiers ou villages sous les bombes, ont pour la première fois pu retourner chez eux. Ce qu’ils ont découvert leur a provoqué un choc : devant eux c'est un paysage de désolation, des destructions à une échelle impressionnantes.

Reportage de Mathilde Lemaire et Benjamin Chauvin

Dans le quartier de Beit Hanoun, même l’hôpital a été visé et déserté

Le mur d’enceinte est criblé de balles, le haut de la façade a été avalé par un obus. Les médecins les patients, tous ont fui effrayés par les tirs : l’hôpital a été le théâtre d’affrontements entre soldats israéliens et combattants du Hamas. Instruments renversés, brancards abandonnés au milieu du couloir, draps tâchés de sang. Un seul bruit : l’alarme d’un placard réfrigéré contenant des poches de sangs. L’électricité a été coupée, les poches sont devenues inutilisables. L’hôpital de Beit Hanoun n’est pas prêt de rouvrir. Les besoins de soins ont pourtant rarement été aussi importants dans la bande de Gaza.

Reportage de Mathilde Lemaire et Benjamin Chauvin

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