Des soldats isréaliens se reposent, à la limite nord de la bande de Gaza.
Des soldats isréaliens se reposent, à la limite nord de la bande de Gaza. © Reuters / Amir Cohen

Un accord entre Palestiniens et Israéliens a été trouvé au Caire une heure avant la fin du cessez-le-feu grâce à une proposition égyptienne. Fin de la nouvelle trêve : ce mardi soir, à minuit, heure locale.

Pourtant dans la soirée, la fin de la trêve semblait imminente : "Nous sommes prêts à tous les scénarios (...) L'armée est prête à frapper avec force si les tirs reprennent ", prévenait le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une réunion avec son ministre de la Défense Moshé Yaalon, symboliquement tenue à Ashdod, une ville du sud d'Israël atteinte par les roquettes palestiniennes tirées de Gaza.

"On a fait des progrès"

"Les menaces de Netanyahu n'ont aucune valeur ", a répliquait un porte- parole du Hamas, Sami Abou Zouhri. Pourtant, un peu avant minuit heure locale, lun haut responsable de la délégation palestinienne indiquait que les Egyptiens, qui mènent les négociations, avaient soumis « un projet qui a été accueilli avec beaucoup de souplesse par les deux parties. On a fait des progrès. »

L'objectif de ce cessez-le-feu : prolonger les discussions. Précisions d'Aurélien Colly, à Jérusalem.

Depuis le début de ce cessez-le-feu, le 11 août, les demandes des deux camps semblent inconciliables :

  • Le Hamas demande la fin du blocus israélien de Gaza.
  • Israël pose comme condition à toute poursuite des négociations la démilitarisation de l’enclave palestinienne.

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La proposition égyptienne prévoit donc l’arrêt total des hostilités. Selon l’AFP, qui se base sur un document qu’elle a pu consulter, en contrepartie, le blocus serait assoupli, grâce à plusieurs dispositions :

  • les frontières entre Israël et Gaza seraient ouvertes plus largement ;
  • les zones tampons à l'intérieur du territoire disparaîtraient ;
  • les zones de pêche des Gazaouis seraient étendues de six à douze miles nautiques au moins ;
  • Israël aiderait à l'aide humanitaire et aux réparations ;
  • l'Autorité palestinienne dirigerait en coordination avec Israël et les organisations internationales l'entrée dans le territoire des matériaux nécessaires à la reconstruction (cette dernière disposition semble destinée à rassurer Israël, inquiet d’un possible détournement de matériel)

Les questions de l’échange entre les dépouilles des deux soldats israéliens morts et des détenus isréaliens, ou encore celles de l’ouverture d’un port et d’un aéroport à Gaza seraient remis à un mois "après le retour du calme et de la stabilité". Depuis le début du conflit il y a un mois, près de 2.000 Palestiniens, et 60 Israéliens ont trouvé la mort.

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