La fumée monte dans la bande de Gaza après une frappe israélienne le 8 août
La fumée monte dans la bande de Gaza après une frappe israélienne le 8 août © REUTERS/Amir Cohen

La trêve a volé en éclat ce vendredi matin. Des roquettes ont été tirées sur Israël en début de journée, une heure à peine avant la fin du cessez-le-feu officiel de trois jours, le Hamas a annoncé qu'il refuse de le prolonger comme le proposait Israël.

Au moins cinq roquettes ont été tirées vendredi matin depuis l'enclave palestinienne en direction d'Israël. Les sirènes d'alerte ont résonné dans le sud d'Israël mais il n'y a apparemment pas eu de victimes ni de dégâts. Une roquette a été interceptée au-dessus d'Ashkelon dans le sud d'Israël.

La réponse de Benjamin Netanyahu ne s'est pas faite attendre. Il a ordonné de riposter vigoureusement aux nouvelles attaques de Hamas. Un enfant palestinien a été tué dans une frappe aérienne israélienne ce vendredi matin. Plus tard dans la journée, c'est un adolescent palestinien qui a été tué par des soldats israéliens en Cisjordanie. Vers 9h40, l'armée israélienne a donc répondu aux roquettes de Gaza en frappant "les sites terroristes" de l'enclave palestinienne, selon les termes employés par un porte-parole de l'armée.

Les précisions de Benjamin Illy, à Jérusalem

Des milliers d'habitants de Gaza fuient leurs maisons depuis la fin du cessez-le-feu et alors que des drones israéliens survolent l'enclave palestinienne.

Le reportage d'Etienne Monin à Gaza

Jeudi soir, la branche armée du Hamas a publié un communiqué demandant aux négociateurs palestiniens de ne pas accepter de prolongation en l'absence de concessions de la part d'Israël. Jusqu'à maintenant, les discussions par l'intermédiaire de l'Egypte ont achoppé sur la question du blocus israélien sur Gaza, le Hamas refuse de lâcher les armes tant qu'il n'est pas levé.

Israël a également fait comprendre qu'il répondrait en cas d'attaque et laissé entendre, par la voix d'un de ses ministres, que l'Etat juif pourrait reprendre le contrôle de la bande de Gaza pour renverser le Hamas au pouvoir.

Les combats risquent donc de reprendre, alors que les Gazaouis ont déjà beaucoup souffert ces quatre dernières semaines. L'opération "Bordure protectrice" a fait 1.875 morts côté palestinien, pour la plupart des civils. Maisons détruites, quartiers rayés de la carte, 200 000 personnes sont aujourd'hui sans abri. La ville de Gaza ressemble à un immense camp de réfugiés.

Peter Maurer, président du Comité International de la Croix Rouge, est rentré bouleversé de sa visite dans la Bande de Gaza, en début de semaine. Le président du CICR tenait une conférence de presse jeudi à Jérusalem, pour décrire ce qu'il a vu et pour appeler les belligérants à faire taire les armes une bonne fois pour toute afin de laisser arriver l'aide humanitaire. Le reportage de Benjamin Illy

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bilan bordure protectrice © ide
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