accord en vue sur le nucléaire iranien à genève
accord en vue sur le nucléaire iranien à genève © reuters

Alors que les chefs de la diplomatie des six grandes puissances sont arrivés samedi matin à Genève pour ce qui pourrait être la journée conclusive des discussions sur le programme nucléaire iranien, de profondes divergences demeurent sur plusieurs points.

Après l’enthousiasme de vendredi soir et de samedi matin, concrétisé par l’arriéve à Genève des ministres américain, chinois, russe, français, britannique et allemand - John Kerry, Wang Li, Sergueï Lavrov, Laurent Fabius, William Hague et Guido Westerwelle - montrant que les discussions en étaient à un point crucial, l’optimisme parait un peu retombé et des négociations qualifiées de "difficiles" se poursuivaient en fin d'après midi à Genève.

Alors que les ministres des Affaires étrangères sont réunis depuis le milieu de l’après-midi, pour Abbas Araghchi, qui dirige l'équipe de négociateurs iraniens, l'Iran n'est pas certain d'aboutir samedi soir à un accord avec les grandes puissances sur son programme nucléaire. La querelle porte sur les formulations", selon Abbas Araghchi. Il a ajouté que "les discussions portent sur l'équilibre entre les pas que chaque partie doit faire".

Les 5+1 observaient un mutisme absolu quant à l'état des discussions et la porte parole du secrétaire d'Etat John Kerry a simplement annoncé qu'il se rendrait dimanche à Londres. "Cela pourrait fixer un dernier délai pour presser les négociateurs", a estimé un observateur.

"Les négociations restent très difficiles. Il est important de souligner que nous ne sommes pas là parce que les choses sont terminées", a pour sa part souligné le chef de la diplomatie britannique William Hague.

Ce cycle de discussions a commencé mercredi à Genève. "Le droit à l'enrichissement" réclamé par l'Iran alors que les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux estiment que le droit à l'enrichissement n'existe pas, mais Téhéran en fait une question de souveraineté nationale. Et le réacteur à eau lourde d'Arak qui pourrait à terme produire du plutonium, autre combustible militaire, et le degré d'allègement des sanctions posent également problème, selon des diplomates.

Les diplomates du groupe 5+1 négocient pied à pied depuis mercredi un accord d'étape de six mois pour limiter le programme nucléaire iranien controversé en échange d'un allègement de sanctions.

Pour Ali Vaez, expert indépendant des questions iraniennes, il faut très vite trouver un terrain d'entente et aboutir a un accord car la fenêtre de tir pour sortir des négociaitons par le haut ne durera pas éternellement. Selon lui, plus on attend, plus les extrémistes de tous bords risquent de se faire entendre.

Ali Vaez au micro de notre envoyé special à Genève Christian Chesnot

Israël a de son côté poursuivi sa campagne contre un allégement des sanctions et a redit que cela aurait pour seul effet de donner plus de temps à l'Iran pour se doter d'une arme nucléaire.

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