accord en vue sur le nucléaire iranien à genève
accord en vue sur le nucléaire iranien à genève © reuters

Alors que les chefs de la diplomatie des six grandes puissances sont arrivés ce matin à Genève, pour ce qui pourrait être la journée conclusive des discussions sur le programme nucléaire iranien, de profondes divergences demeurent sur plusieurs points.

Les représentants du groupe P5+1 : Laurent Fabius, l'américain John Kerry, le russe Sergueï Lavrov, le Britannique William Hague, l'Allemand Guido Westerwelle et le Chinois Wang Yi mènent sur les bords du lac Léman ces négociations sur le programme nucléaire iranien comménces il y a dix ans.

Alors que l'arrivée des chefs de la diplomatie, samedi matin à Genève, laissait croire à une percée dans les discussions, la négociation parait être toujours aussi compliquée et tendue autour des points stratégiques : "le droit à l'enrichissement" réclamé par l'Iran alors que les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux estiment que le droit à l'enrichissement n'existe pas, mais Téhéran en fait une question de souveraineté nationale. Et le réacteur à eau lourde d'Arak qui pourrait à terme produire du plutonium, autre combustible militaire, et le degré d'allègement des sanctions posent également problème, selon des diplomates.

Les diplomates du groupe 5+1 négocient pied à pied depuis mercredi un accord d'étape de six mois pour limiter le programme nucléaire iranien controversé en échange d'un allègement de sanctions.

Les explications de Christian Chesnot à Genève

Israël a de son côté poursuivi sa campagne contre un allégement des sanctions et a redit que cela aurait pour seul effet de donner plus de temps à l'Iran pour se doter d'une arme nucléaire.

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