Gerry Adams, président du Sinn Fein,
Gerry Adams, président du Sinn Fein, © REUTERS/Neil Hall

Gerry Adams s’est rendu volontairement mercredi soir dans un commissariat du comté d'Antrim pour s’expliquer sur ces accusations de meurtre qu’il réfute.

A 65 ans, le président du Sinn Fein, qui fut longtemps l'aile politique de l'Armée républicaine irlandaise, est accusé d'avoir, en 1972, ordonné le meurtre de Jean McConville.

Cette veuve de 37 ans, informatrice présumée de l'armée britannique, a été enlevée par chez elle à Belfast ouest, au paroxysme des "troubles", par un commando de l'IRA.

Elle faisait partie des 16 "disparus" dont l'IRA n'a admis le meurtre qu'en 1999. Son cadavre enterré sous une plage a été retrouvé quatre ans après.

La famille de Jean McConville s'est dit heureuse que l'enquête avance enfin. Michaël McConville a affirmé jeudi sur la BBC connaître les coupables mais avoir encore trop peur pour les dénoncer : "Si je disais un mot à la police, ils me tueraient, moi ou ma famille".

Michael McConville avait 11 ans quand, avec ses neuf autres frères et soeurs, il a vu sa mère Jean se faire enlever par des membres de l'IRA chez elle à Belfast.

La correspondance d'Eric Albert

L'enquête fruit d'un projet universitaire

L'affaire McConville a refait surface parce que la police nord-irlandaise a gagné en justice le droit d'accéder aux enregistrements de chercheurs de l'Université américaine de Boston. Dans le cadre du "Belfast project", ils ont interviewé des paramilitaires catholiques républicains, à la condition express de ne divulguer leurs propos qu'à titre posthume. Dans l'un de ces entretiens un poseurde bombes désigne Gerry Adams comme celui qui a ordonné le meurtre de Jean McConville.

Les explications de Franck Mathevon

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