Les trois perdants
Les trois perdants © Sipa & MaxPPP

David Cameron revient au 10 Downing Street. Le Premier ministre britannique sortant a largement remporté les élections législatives britanniques au point que ses opposants ont choisi de démissionner de la tête de leurs partis respectifs.

Nigel Farage , le chef de file de Ukip, le parti anti-européen, battu dans sa circonscription à South Thanet, a été le premier à démissionner, mettant à exécution sa promesse de "tirer le rideau" en cas d'échec. Il n'a toutefois pas exclu un "come back".

Peu après, c'est Nick Clegg , le leader libéral-démocrate qui a jeté l'éponge au sortir d'une nuit "dévastatrice", selon sa propre expression.

Ed Miliband , 45 ans, le patron des travaillistes, a suivi le même chemin, en endossant "l'entière responsabilité de la défaite". Le Labour est avant tout victime de l'incroyable victoire des natinalistes en Ecosse - le SNP a presque multiplié par dix sa représentation à la Chambre des Communes - . A la mi-journée Ed Milband a pris la parole, l'air grave, devant une foule de journalistes et de partisans qui l'avaient accueilli par une haie d'honneur. Lui qui avait cru jusqu'au bout à la victoire de son parti a expliqué que le Labour avait besoin d'un nouveau chef de file.

Les explications à Londres de Franck Mathevon

53 sec

Les trois démissions

Les instituts de sondages sont les autres grands perdants , eux qui n'ont cessé de prédire un résultat ultra serré, alors que qu'avec 331 sièges les Conservateurs s'assurent la majorité absolue au Parlement, loin devant le Labour qui devra se contenter de 232 sièges, soit 26 de moins que lors de la dernière législature. En nombre de voix, le Parti conservateur n'améliore sa performance que de 0,8%, avec 36,9% des votes exprimés ou 11,33 millions de voix. Mais il gagne 24 députés, ce qui lui permet de dépasser la barre des 326 députés, la majorité absolue à la Chambre des Communes.

Résultats des législatives britanniques
Résultats des législatives britanniques © ve

Les engagements de Cameron

A peine réélu, le Premier ministre a réitéré sa principale promesse : l'organisation d'ici 2017 d'un référendum sur le maintien ou pas du pays dans l'Union européenne. Un engagement qui l'éloigne encore plus des aspirations de l'Ecosse, largement pro-européenne, et qui voudrait larguer les amarres et se libérer du Royaume-Uni. Les militants du SNP aspirent d'ailleurs à la tenue d'un nouveau référendum d'indépendance, après un premier rendez-vous manqué en septembre.

Cameron a les coudées encore plus franches pour gouverner, puisqu'il n'a plus de coalition pour l'empécher de mener la politique qu'il entend.

L'analyse de Franck Mathevon

47 sec

Cameron maintenant

Les Caméron rayonnants devant le 10 Downing street
Les Caméron rayonnants devant le 10 Downing street © Radio France
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