Peut-on sauver la Grèce ? La crainte d'un "Grexit"
Peut-on sauver la Grèce ? La crainte d'un "Grexit" © Radio France

Les négociations auront encore une fois été rudes mais un troisième plan de sauvetage, de plus de 85 milliards d'euros, a finalement été signé. Il permettra aux Grecs de rembourser la BCE mais exige de nouvelles mesures d'accompagnement en Grèce.

Ils ont encore discuté pendant 23 heures, dans un hôtel du centre d'Athènes. Mais au terme de ce marathon, la Grèce, la BCE, la Commission européenne et le FMI sont tombés d'accord pour un troisième plan d'aide.

La délégation grecque évoque un montant de 86 milliards d'euros qui n'a pas encore été confirmé par les autres parties. Athènes doit, en tout cas, rembourser à la BCE un prêt de 3,2 milliards d'euros avant le 20 août. Elle sera donc en mesure de le faire. En tout cas, cette fois-ci.

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En contrepartie, les créanciers ont fixé de nouveaux objectifs budgétaires. D'après leurs calculs, le budget de la Grèce (hors remboursement de la dette et des intérets) pourrait être excédentaire dès 2016. Ce nouveau plan prévoit aussi la création d'un fonds spécifique pour continuer les privatisations. Les créanciers ont également obtenu un droit de regard sur les créances douteuses du secteur bancaire grec.

Au total, 35 mesures à appliquer. Angélique Kourounis, notre correspondante à Athènes.

Maisle député européen belge Philippe Lamberts , co-président du groupe des Verts au Parlement européen, ne croit pas du tout à l'efficacité de cet accord. Pour lui, les créanciers devront l'acceptertôt ou tard : il faut tout simplement effacer une partie de la dette grecque.

Les responsables grecs espèrent que l'accord pourra être adopté mercredi ou jeudi par le parlement d'Athènes puis validé vendredi par les ministres des Finances de la zone euro.

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