Préparation du referendum en Grèce
Préparation du referendum en Grèce © MaxPPP

Partisans du "oui" et partisans du "non" au référendum de dimanche sur les réformes réclamées par les créanciers de la Grèce en échange d'une aide financière ont organisé vendredi soir deux grandes manifestations à Athènes.

Ces rassemblements ont réuni des dizaines de milliers de personnes, alors que les sondages donnent le "oui" et le "non" au coude à coude.

"Depuis la première guerre mondiale, il y a une dette envers la Grèce" : reportage de Célia Quilleret

Les partisans du "non" étaient au moins 50.000 place Syntagma, devant la Vouli, le Parlement, dans le centre d'Athènes.

Partisans du "Non"

Le Premier ministre Alexis Tsipras a pris la parole lors de cette manifestation, affirmant que voter "non" dimanche marquera la volonté du peuple grec de "vivre dans la dignité en Europe". Il a appelé ses compatriotes à "opposer avec fierté un 'non' aux ultimatums et à tourner le dos à ceux qui vous terrorisent tous les jours", parce que les Grecs "veulent prendre leur avenir en main". Quel que soit le résultat du vote, a-t-il dit, il faudra "célébrer l'expression de la démocratie".

Il a lancé :

Dimanche, nous ne déciderons pas seulement de rester dans l'Europe mais nous déciderons de vivre dans la dignité en Europe.

"Alexis Tsipras acclamé par une foule inquiète mais déterminée" : reportage de Célia Quilleret

Des incidents ont éclaté en marge de cette manifestation en faveur du "non". Des policiers ont lancé des grenades assourdissantes et se sont accrochés brièvement avec quelques dizaines de personnes, dont beaucoup, vêtues de noir, portaient des casques et brandissaient des drapeaux rouges.

Et adeptes du "Oui"

Des dizaines de milliers de partisans du "oui" aux propositions de l'Union européenne se sont retrouvés quant à eux dans le stade Kallimarmaro, qui a accueilli les premiers Jeux olympiques de l'ère moderne en 1896.

Marina Peppa, économiste de 45 ans au chômage, explique son engagement :

Je préfère voter 'oui', avoir encore quelques années d'austérité devant moi pour que mon enfant ait un meilleur avenir. Ce ne sera pas facile mais si le 'non' l'emporte ce sera Armageddon, la misère totale...

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