A Athène
A Athène © MaxPPP

Les discussions entre la Grèce et ses créanciers ont été interrompues jeudi sans qu'un accord ait été trouvé et les ministres des Finances de la zone euro se réuniront de nouveau samedi, trois jours seulement avant une échéance clé qui pourrait placer Athènes en défaut.

La réunion de l'Eurogroupe, la troisième depuis le début de la semaine, s'est achevée sur un nouveau constat d'échec, les discussions sur les propositions soumises par Athènes et celles des "institutions" créancières (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) n'ayant pas permis d'élaborer un document de compromis.

François Hollande a déclaré :

Je considère que cette réunion de samedi est cruciale parce que nous sommes à la veille de l'échéance. Nous devons tout faire, et la France s'y emploie, pour qu'il puisse y avoir un accord global et durable.

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François Hollande : "cette réunion de samedi est cruciale"

S'exprimant à l'issue de la première journée du Conseil européen de Bruxelles, Angela Merkel a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi que le prochain rendez-vous des ministres des Finances de l'eurozone serait décisif pour trouver une solution, François Hollande évoquant quant à lui une réunion "cruciale".

Selon Angela Merkel :

Nous disons, non sans peser nos mots, que cet Eurogroupe sera d'une importance décisive, en prenant en compte le fait que les délais sont très courts et qu'il faut travailler dur à un résultat.

Avant le début du Conseil européen, Angela Merkel avait souligné devant des représentants du Parti populaire européen (PPE) qu'un accord sur la Grèce devait être conclu avant l'ouverture des marchés lundi matin, ont rapporté deux participants à la réunion. Selon ces sources, elle a assuré que son pays n'accepterait aucun "chantage" de la part d'Athènes.

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E grecs exaspérés

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