Le Parlement grec à Athènes
Le Parlement grec à Athènes © corbis

La Grèce et ses créanciers s'étaient entendus en début de semaine sur un troisième plan d'aide. Le Parlement grec l'a entériné, après de longues heures de débat. Reste à obtenir l'appui de tous les gouvernements de l'eurozone, et ce n'est pas gagné.

Les parlementaires grecs se sont écharpés sur des questions de procédure pendant toute la nuit de jeudi à vendredi. L'accord a finalement été voté à 9h vendredi.

Le Premier ministre Alexis Tsipras demandait aux députés d'approuver ce troisième plan de sauvetage financier, et d'accepter un alourdissement de la fiscalité, une réduction des dépenses publiques et des privatisations en échange d'une nouvelle aide d'environ 85 milliards d'euros.

Les députés grecs hostiles à l'accord ont fait traîner les débats pendant presque 24 heures. Mais au final, le texte a été addopté par 222 députés sur 300.

Le seuil de 151 voix a donc été dépassé mais le gouvernement ne tient plus que grâce à l'oppostion. - Angélique Kourounis, correspondante à Athènes.

Des réticences en Grèce et surtout en Allemagne

Il n'y avait pas vraiment de doute sur l'issue du vote de la Vouli, puisque le gouvernement avait obtenu le soutien de l'opposition et conservait celui d'une partie de sa majorité. Mais le scrutin aura montré une nouvelle fois les profondes divisions au sein du parti Syriza. La fronde pourrait même contraindre Alexis Tspiras à des élections législatives anticipées dès septembre. Il avait déjà dû se séparer de certains de ses ministres qui refusaient de suivre la ligne du gouvernement.

L'Allemagne, de son côté, ne cache pas ses réticences. Les ministres des Finances de la zone euro doivent se retrouver vendredi après-midi à Bruxelles pour sceller l'accord. Mais Berlin est bien décidé à soulever plusieurs questions.

Berlin préfèrerait accorder un prêt-relai, autrement dit juste les 4 milliards nécessaires pour rembourser la BCE. Et libérer de l'argent au compte-gouttes pour avoir un maximum de garanties. - A Berlin, Cyril Sauvageot.

La Commission européenne a tout de même pris ses précautions et prévu un plan B. Mais si l'accord était entériné à Bruxelles, cela mettrait fin à plusieurs mois de blocage et de négociations.

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Troisième plan d'aide pour la Grèce
Troisième plan d'aide pour la Grèce © IDE

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