Alexis Tsipras annonce des législatives anticipées
Alexis Tsipras annonce des législatives anticipées © capture d'écran

Le premier ministre grec demande à nouveau la confiance des électeurs pour mettre en œuvre son programme. Les élections législatives anticipées devraient avoir lieu le 20 septembre.

Dans une allocution télévisée, Alexis Tsipras a annoncé qu'il allait remettre sa démission et celle de son gouvernement au président de la République pour, a-t-il dit :

soumettre au peuple grec tout ce que j'ai fait, afin qu'il décide de nouveau.

Le Premier ministre, qui peut compter sur une solide popularité, a perdu sa majorité parlementaire

La perspective d'élections anticipées à l'automne était connue depuis plusieurs semaines mais Tsipras, arrivé au pouvoir le 25 janvier janvier, a dû précipiter son calendrier après le refus d'un tiers des élus de son parti de soutenir le nouveau programme gouvernemental, le privant virtuellement d'une majorité dont il dispose au parlement.

Pour Giorgios Sefertzis, analyste et politologue, la démission d'Alexis Tsipras est avant tout une stratégie : il veut une majorité plus forte et ne plus avoir besoin de s'allier à l'opposition.

Après des mois de négociations vaines avec les créanciers du pays, et malgré un référendum qui a montré que les Grecs en ont assez de l'austérité (61,31%), Tsipras a été à son tour contraint d'accepter un troisième plan le 13 juillet, faute de quoi le pays serait sans doute sorti de l'euro.

Cette accélération s'explique également par la volonté de Tsipras de retourner devant les électeurs avant que se fassent sentir les effets des nouvelles mesures d'austérité.

Un scrutin de liste, avantageux pour Tsipras

Alexis Tsipras dispose d'un atout-maître : pour cette deuxième élection en moins de 18 mois, la loi grecque dispose que les partis ne soumettent pas au vote des députés individuels, mais des listes par partis composés par les états-majors de ces derniers. Ainsi, il pourra se débarrasser des plus virulents à sa gauche, sans aucun doute l'ancien ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis, leader des contestataires, et certainement la puissante et pointilleuse présidente du Parlement Zoé Konstantopoulou.

Mais les opposants de Tsipras, au sein de Siriza et dans l'opposition, crient à la trahison ou à la manipulation. - A Athènes, les précisions d'Angélique Kourounis.

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