François Hollande et alexis Tsipras à Bruxelles
François Hollande et alexis Tsipras à Bruxelles © Radio France

Après près dix-sept heures de discussions à Bruxelles entre les chefs d’État et de gouvernement de la zone euro, un accord unanime de la zone euro a été trouvé pour négocier un troisième programme d'aide

"L'accord a été laborieux", a reconnu le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Toute la nuit, les chefs d'Etat et de gouvernement des 19 pays de la zone euro avaient poursuivi leurs laborieuses tractations pour tenter de boucler un compromis permettant de maintenir la Grèce dans l'euro, à l'approche d'une réunion cruciale de la Banque centrale européenne.

A l'aube, un compromis avait été présenté, présenté par la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande, le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président du Conseil européen, Donald Tusk, mais Athènes bloquait sur plusieurs points. Levés enfin à neuf heures.

Athènes, où le Gouvernement avait promis de s'opposer à de nouveaux sacrifices, bloquait sur les conditions imposées à la Grèce et notamment le rôle que va jouer le FMI si la Grèce obtient un nouveau plan d'aide de la zone euro, et la proposition de création d'un fond basé au Luxembourg dans lequel seraient placés 50 milliards d'euros d'actifs à privatiser et dont les produits serviraient directement à rembourser la dette grecque, sans passer par Athènes qui doit aussi faire voter en urgence, avant mercredi, une série de réformes.

Les explications à Bruxelles de Julie Bloch Lainé

"Un espoir pour la Grèce qui a tant souffert"

François Hollande s'est félicité de l'accord conclu avec la Grèce. le Président français, qui s'était fortement engagé dans ces négociations , estimé que la crise grecque démontrz la nécessité de renforcer la zone euro, de l'emmenervers plus d'intégration afin qu'elle puisse "se défendre". "Ce sera le travail des prochains mois".

François Hollande

Manuel Valls, invité de France Inter, a exprimé lundi sa "fierté" :

Moi je veux dire ma fierté d'être aux côtés de François Hollande, et de réussir aujourd'hui ce qui semblait impossible. Parce que tout au long du week-end on nous disait qu'il y aurait un échec, que la Grèce allait peut-être sortir de la zone euro. Et si la Grèce reste dans la zone euro, ce sera grâce à la France et grâce à François Hollande.

Le couple Franco-Allemand a été mis à rude épréuve

Les discussions sur le sort de la Grèce ont été difficiles pour la zone euro. Les dirigeants oont dû surmonter de profondes divisions pour trancher les nombreux points en suspens dans cette feuille de route, rédigée après des discussions elles-mêmes très laborieuses. Surtout, le sommet de dimanche a pris l'allure d'un affrontement entre l'Allemagne, inflexible, et la France, qui prônait une ligne conciliante. Paris "va tout faire" pour garder la Grèce dans la zone euro, avait assuré le président François Hollande alors que la chancelière allemande promettait des "négociations ardues" car "la valeur la plus importante, à savoir la confiance et la fiabilité, a été perdue".

Un désaccord dont Nicolas Sarkozy a tenté de profiter. L'ex Président - qu n'écartait pas l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro - a demandé dimanche à François Hollande qu'il "se ressaisisse" dans le dossier grec, et qu'il "reconstitue une unité avec la chancelière allemande Merkel", a déclaré Nicolas Sarkozy à Bruxelles au sortir d'une réunion du Parti populaire européen (PPE), dont sont membres Les Républicains (ex-UMP).

Commentaire lundi de Manuel Valls : un ancien chef de l'Etat doit se montrer "à la hauteur de ses responsabilités" plutôt que d'"affaiblir la position de la France".

Grèce : chronologie de la crise
Grèce : chronologie de la crise © Radio France
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