Manifestant de Greenpeace suspendu sous la Tour Eiffel
Manifestant de Greenpeace suspendu sous la Tour Eiffel © Reuters

Seul un militant de l'organisation écologiste est encore en prison ce vendredi, les autres ont été libérés, sous caution. Mais les médias russes affirment qu'ils ne pourront pas quitter Saint-Pétersbourg avant qu'un jugement soit rendu à leur encontre.

Ils étaient 30, arrêtés en septembre dernier après une action contre une plateforme pétrolière dans l'Arctique. Une action considérée comme de la piraterie puis du hooliganisme par la justice russe. Depuis, les militants étaient en détention provisoire.

Finalement, ils ont tous été libérés sous caution, sauf l'Australien Colin Russel. Ce dernier compte faire appel, et son ambassadeur en Russie se dit confiant dans la décision à venir.

Le reportage à Saint-Pétersbourg de notre correspondant Marc Crépin.

Les 30 membres de l'équipage risquent jusqu'à 15 ans de prison s'ils sont condamnés pour piraterie, sept ans s'ils comparaissent pour hooliganisme.

La justice internationale s'en mêle

Le Tribunal international du droit de la mer a de son côté ordonné à la Russie de remettre en liberté les 28 militants de Greenpeace et les deux journalistes arrêtés le 18 septembre, et de restituer leur navire confisqué.

Mais le ministère russe des Affaires étrangères a immédiatement affirmé dans un communiqué que le TIDM n'avait, selon lui, aucune compétence en la matière.

Le TIDM, chargé de régler les contentieux maritimes dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, avait été saisi par les Pays-Bas, où le brise-glace utilisé par Greenpeace pour s'approcher d'une plate-forme pétrolière russe dans l'Arctique est immatriculé.

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