Manifestants de Greenpeace à Londres
Manifestants de Greenpeace à Londres © Reuters / Olivia Harris

Une trentaine de membres de l'organisation écologiste sont actuellement incarcérés en Russie, après une action contre une plate-forme pétrolière dans l'Arctique. Des manifestations avaient lieu ce samedi dans 47 pays, dont la France.

À Paris, l'ONG revendique plus de 300 manifestants. Il faut dire que l'un des militants arrêtés en Russie est Français. Greenpeace a également adressé la veille une lettre à François Hollande, lui demandant d'intervenir en faveur de la libération de ses militants.

Le reportage d'Ariane Griessel.

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E Manif Greenpeace Paris

À Londres, Greenpeace a mobilisé un millier de personnes. De leur côté les Pays-Bas, qui ont deux ressortissants incarcérés en Russie, ont lancé une procédure d'arbitrage contre la Russie sur ce dossier.

"Nous comptons plus de 300 manifestants. C'est un succès, il y a plusieurs organisations, des ONG, des élus; on sent un début de mobilisation", a déclaré un porte-parole de l'organisation, joint par téléphone.

La Russie reste muette

Les autorités russes se sont montrées indifférentes au lendemain de la procédure engagée par les Pays-Bas. Alexeï Mechkov, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, a indiqué que Moscou avait demandé à de multiples reprises et en vain aux Pays-Bas d'empêcher l'organisation d'actes "illégaux", et a qualifié de "pure provocation" les faits reprochés aux membres de Greenpeace.

Le navire a été arraisonné par les autorités russes à la mi-septembre. Tous les militants ont été inculpés d'actes de piraterie, a-t-on appris jeudi. Les personnes interpellées - il s'agit de 28 militants de Greenpeace et de deux journalistes indépendants - encourent 15 ans de prison.

À part les deux Néerlandais et le Français Francesco Pisanu, le groupe compte six Britanniques, quatre Russes, deux Argentins, deux Canadiens, deux Néo-Zélandais, un Américano-Suédois, un Américain, un Australien, un Brésilien, un Danois, un Finlandais, un Italien, un Polonais, un Suisse, un Turc et un Ukrainien. Ils sont détenus dans une prison de Mourmansk dans le nord de la Russie.

Les militants se trouvaient à bord de l'Arctic Sunrise, le navire de Greenpeace enregistré aux Pays-Bas, pour participer à une action sur la plate-forme pétrolière "Prirazlomnaïa" du géant russe Gazprom située dans l'océan Arctique.

Greenpeace indique ne pas avoir reçu de réponse du président de la République pour le moment.