Manifestants de Greenpeace à Londres
Manifestants de Greenpeace à Londres © Reuters / Olivia Harris

De la morphine. C'est, selon les autorités russes, ce qui a justifié l'arrestation en Russie de 28 militants de Greenpeace, le 18 septembre lors d'une action contre une plate-forme pétrolière. "Une manoeuvre de diversion", pour Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

"Le Comité d'investigation a 'trouvé' des narcotiques. Nous nous attendons à ce qu'il découvre une bombe atomique et un éléphant rayé. C'est possible de nos jours en Russie et personne ne s'en étonnerait", ironise l'antenne locale de Greenpeace.

Face aux accusations russes contre la trentaine de militants en prison depuis plus de semaines, l'association écologiste rit jaune.

Pour Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France,"les autorités russes vont finir par retrouver la raison et libérer nos militants". Il était l'invité d'Angélique Bouin.

Les 28 militants de l'organisation écologiste et les deux journalistes arrêtés à bord du bateau néerlandais sont pour l'heure inculpés d'actes de piraterie, un crime passible de 15 ans de prison.

Selon Alexandre Moukhortov, avocat de Greenpeace, de la morphine à usage médical se trouvait dans le coffre fort du capitaine du bateau et le matériel utilisable à des fins militaires dont les enquêteurs disent avoir fait la découverte est un sonar, un appareil largement utilisé en mer.

Les Pays-Bas ont déposé une demande d'arbitrage international dans cette affaire, qui a soulevé une vague d'indignation.

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Paris est par ailleurs intervenu auprès de Moscou afin de "trouver une solution" pour les militants arrêtés, parmi lesquels figure un Français, a annoncé mercredi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

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