Haïti, l’un des pays les plus pauvres au monde, subit pauvreté et catastrophes naturelles. Dans les zones sinistrées, la population survit toujours grâce à l’aide humanitaire.

A Jeremie, un homme pose devant sa maison dévastée par l'ouragan Matthew
A Jeremie, un homme pose devant sa maison dévastée par l'ouragan Matthew © Reuters / Carlos Garcia Rawlins

Dans le sud de l’ile, le paysage témoigne du passage de l’ouragan Matthew début octobre, qui a laissé près de 170 000 personnes sans abri : des arbres déracinés, des toitures envolées et des maisons écroulées... la petite ville côtière de Jérémie a été presque entièrement dévastée.

A Jeremie, la population reconstruit les habitations après le passage de l'ouragan Matthew
A Jeremie, la population reconstruit les habitations après le passage de l'ouragan Matthew © Radio France / Yann Gallic

Dès 7h du matin, sur la grande place du centre-ville, des centaines de personnes font la queue sous un soleil de plomb. Des vieillards, des femmes enceintes, des enfants attendent leur tour pour la distribution alimentaire. Une aide d’urgence réservée ce jour-là aux familles qui viennent d’être évacuées du lycée dans lequel elles étaient hébergées. Des milliers de sinistrés ont trouvé refuge dans les églises et les écoles. Mais les autorités haïtiennes font désormais pression pour évacuer les établissements scolaires encore occupés. Des expulsions faites dans la précipitation, qui obligent les ONG et les agences onusiennes à cibler les plus vulnérables, avec une distribution de l’aide humanitaire parfois chaotique. Des sinistrés qui ont obtenu leur coupon et ceux, nombreux, qui laissent éclater leur colère : Les esprits s’échauffent sous le regard impassible des policiers haïtiens et de quelques casques bleus de l’ONU.

Dans les zones sinistrées, les distributions de l'aide humanitaire s'organisent
Dans les zones sinistrées, les distributions de l'aide humanitaire s'organisent © Radio France / Yann Gallic

Une économie dévastée

Les dégâts causés par l’ouragan sont estimés à près de 2 milliards de dollars. Dans cette région agricole, l’économie locale est complètement à terre. Le département de la Grand’Anse était considérée comme le grenier du pays. Une région boisée, réputée pour ses plantations de cacao et d’igname. Aujourd’hui, presque toutes les cultures sont décimées.

Ici, la plupart des habitants vivent grâce à l’agriculture. Au-delà de l’urgence humanitaire, il faut aussi penser au développement : les habitants de Jérémie savent qu’il leur faudra du temps pour se relever.

Nous avons tout perdu, disent-ils, sauf le droit d’espérer

Dans les rues de Jeremie, les séquelles du récent ouragan Matthew encore visibles
Dans les rues de Jeremie, les séquelles du récent ouragan Matthew encore visibles © Radio France / Yann Gallic

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