Harvard pratique-t-elle la discrimination anti-asiatique ? Ce lundi, cette accusation est portée devant les tribunaux. L'université est soupçonnée de défavoriser les asiatiques qui ont de meilleurs résultats académiques que les autres élèves mais qu'on ne retrouve pas dans les classements de ce campus.

Les étudiants d'origine asiatique auraient été constamment mal notés d'après les documents rendus publics en juin dernier par le Boston Globe.
Les étudiants d'origine asiatique auraient été constamment mal notés d'après les documents rendus publics en juin dernier par le Boston Globe. © AFP / Scott Eisen

L’association des étudiants pour des admissions équitables affirme que l’université d’Harvard pratique une politique de sélection défavorable aux candidats d’origine asiatiques. 

Selon cette organisation, les personnes d’origine asiatique ne représenteraient que 19% des étudiants admis en première année alors que si on prend en compte les seuls résultats académiques, ils devraient être le double. Toujours selon cette organisation,  Harvard aurait imaginé d'autres critères pour favoriser les étudiants blancs, noirs ou hispaniques.  

La prestigieuse université se défend en affirmant qu’elle ne discrimine aucun groupe ethnique mais qu'en revanche, elle reste attentive à ce que ces promotions soient les plus diverses possibles en terme d'origine de couleur de peau ou de milieu social. 

La discrimination positive remise en cause

Le procès qui s'ouvre ce lundi sera en tous cas suivi par toutes les universités du pays et par l'administration Trump. La politique de l'affirmative action (discrimination positive) qui a été mise en place à la fin des années 60, à l'époque pour favoriser l’entrée des noirs à l'université ou sur le marché du travail est aujourd'hui remise en cause. 

L'été dernier la Maison Blanche avait supprimée plusieurs directives sur la discrimination positive adoptées pendant la présidence Obama. 

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