Le 5 octobre 2017, aux États-Unis, le New York Times publiait un article dans lequel des actrices y révélaient avoir été harcelées ou agressées sexuellement par Harvey Weinstein : le mouvement #MeToo prenait son envol, alors que débutait la chute du producteur le plus puissant d’Hollywood.

Harvey Weinstein sort de la cour criminelle de Manhattan, New-York,, le 9 juillet 2018
Harvey Weinstein sort de la cour criminelle de Manhattan, New-York,, le 9 juillet 2018 © Getty / Kevin Hagen

Depuis un an, ses proches se sont éloignés, sa compagnie a été rachetée et sa fortune a fondu : l’ex-producteur, comparé à "Dieu" par Meryl Streep, aujourd’hui, n’est plus personne. Accusé de harcèlement, d’agressions et de viols par près d’une centaine de femmes, Weinstein n’aura finalement été inculpé que pour trois d’entre elles.

C'est toutefois suffisant pour que le producteur risque aujourd'hui la perpétuité. L’ancien magnat, lui, a toujours plaidé "non-coupable". Il affirme n’avoir eu aucune relation sexuelle non consentie :

Harvey Weinstein n’a pas inventé la promotion canapé à Hollywood, voilà la ligne de défense de son avocat. 

En attendant son procès, dont la date reste à fixer, le producteur déchu, équipé d’un bracelet électronique, tente de discréditer ses accusatrices. Son ancienne vie s’est définitivement envolée. Il a été rayé des tablettes du syndicat des producteurs d’Hollywood, et la Weinstein Company a été débaptisée. Son nom, toutefois, restera associé à des dizaines de films, certains cultes, qui ont été vus par des millions de personnes. Il vit dans le Connecticut, seul, et "travaille toujours sur des scripts" selon son avocat.

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