La police macédonienne a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de migrants et de réfugiés qui ont pris d'assaut
La police macédonienne a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de migrants et de réfugiés qui ont pris d'assaut © REUTERS/Alexandros Avramidis

La police macédonienne a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser plusieurs centaines de migrants et de réfugiés qui avaient enfoncé la clôture d'un point de passage à la frontière grecque.

Après l'Autriche, la Croatie, la Slovénie, membres de l'UE, ainsi que la Macédoine et la Serbie ont décidé à leur tour la semaine dernière de limiter le nombre de migrants autorisés sur leurs territoires, provoquant des protestations d'Athènes qui a averti qu'entre 50.000 et 70.000 personnes risquaient d'être bloquées dans le pays en mars, contre 22.000 actuellement.

Alors que dimanche la frontière avait été totalement hermétique, à la mi-journée, un groupe de 300 Irakiens et Syriens, dont des femmes et enfants, a forcé un cordon policier grec et enfoncé une partie de la barrière de barbelés marquant la frontière avec la Macédoine. Les policiers macédoniens ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes pour faire reculer les migrants et les empêcher d'entrer sur leur territoire.

Selon l'ONG Médecins du monde qui se trouve sur place, "au moins 30 personnes ont demandé à être soignées, dont de nombreux enfants". MDM explique que le nombre actuel de migrants à Idoméni est quatre fois plus élevé que la capacité des deux camps installés près du poste-frontière et de nombreuses personnes doivent dormir dans les champs.

Pour Jean-François Dubost, le responsable Amnesty International sur place, tout est bon pour ne plus accueillir les réfugiés

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